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La ménopause et l’endométriose

On a coutume de dire que l’endométriose débute avec les règles et se termine à la ménopause biologique.

C’est donc une échéance (longue) attendue par beaucoup. Toutefois, certaines femmes ressentent encore des symptômes après la ménopause… L’endométriose serait-elle réellement une maladie pour la vie ?

La ménopause c’est quoi ?

La ménopause biologique est atteinte quand les ovaires cessent de fonctionner et donc font chuter le taux d’oestrogènes. Dès lors plus de règles puisque la muqueuse utérine s’atrophie.

A ce stade, les lésions d’endométriose deviennent, avec le temps, inactives et s’assèchent, sans néanmoins disparaitre forcément.

Mais les symptômes eux disparaissent, comme lorsque l’on est en cure de ménopause artificielle réversible, pour laquelle des études ont montré une diminution des symptômes dans près de 90 % des cas. Ceci valide donc le fait que l’endométriose est une maladie hormono-dépendante et plus particulièrement œstrogèno-dépendante.

« Cependant, à la ménopause, certaines endométrioses sont découvertes ou persistent (endométriose « spontanée ») et certaines sont récidivantes chez des femmes sous traitement hormonal substitutif. »*

Endométriose spontanée :
de nouvelles lésions ?

« De nombreuses études montrent que, dans 3 à 5 % des cas, l’endométriose survient chez des femmes déjà ménopausées, sans qu’il n’y ait de rapport établi avec la mise en route d’un traitement hormonal, substitutif. Il s’agit dans la plupart des cas d’endométriose post-ménopausique où le délai d’apparition varie entre 2 et 10 ans après le début de l’aménorrhée. L’ovaire (30 %) et le tube digestif (50 %) sont alors les localisations les plus fréquentes, ceci posant donc un problème de diagnostic différentiel avec le cancer du côlon et le cancer de l’ovaire. »*

La réactivation de lésions anciennes ?

« Plusieurs travaux ont montré que sous l’influence d’un traitement hormonal substitutif, le risque de voir les anciennes lésions d’endométriose se réactiver était possible, notamment lorsque le THS ne contient que des œstrogènes. Ce risque a été évalué à 5 % par une étude Thaïlandaise. »*

L’intérêt d’un THS, son choix et sa mise en place sont à étudier avec votre médecin. Le THS préserve des risques liés à la ménopause naturelle : risque cardio-vasculaire, ostéoporose, désagréments « climatiques » (bouffées de chaleur), variations d’humeur.
Plus la ménopause arrive tôt plus, plus ces risques sont à prendre en considération.

Toute récidive des symptômes après la ménopause doit alerter et nécessite un dialogue avec son médecin.

*Extraits de « L’endométriose disparait à la ménopause » de C.Mimoun et J.L. Benifla – Les idées reçues contre l’endométriose – fevrier 2020- Editions le Cavalier Bleu 

Quels sont les symptômes de l'Endométriose ?

Comment être diagnostiqué ?

Quels sont les traitements ?

Mis à jour le Avr 12, 2020 @ 9h26

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