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FAQ - Questions Réponses sur l'Endométriose

Avertissement
Voici quelques réponses aux questions qui nous sont fréquemment posées. Ces réponses sont volontairement générales. Or chaque endométriose est différente, certaines légères, d’autres sévères. Pour obtenir une réponse adaptée à votre cas, le meilleur interlocuteur demeure votre médecin et rien ne saurait remplacer une consultation.
Si vous recherchez un spécialiste ou un centre de radiologie compétent en endométriose, n’hésitez pas à prendre contact avec nos représentantes régionales.

Ces réponses ont été apportées par un membre de notre Comité scientifique.

Questions diverses

L’endométriose touche aussi les adolescentes. En cas de douleurs de règles importantes, les examens nécessaires pour en déterminer l’origine doivent être entrepris (cf. « Diagnostic » ci-dessous).Voir aussi la page Endo et Adolescentes.

L’hérédité est un facteur d’augmentation des risques mais il ne signifie pas systématiquement que toute femme dans une famille développera la maladie. Deux sœurs peuvent avoir de l’endométriose et une troisième ne pas en avoir. Comme pour toute autre pathologie, l’hérédité en endométriose doit avant tout nous permettre d’être vigilant face à tout symptôme d’appel comme les douleurs de règles. Il est maintenant admis qu’une jeune fille dont la mère a de l’endométriose a 5 fois plus de risques de développer une endométriose. Des recherches sont en cours.

L’endométriose est une maladie inflammatoire. Cycle après cycle, les lésions d’endomètre saignent dans le ventre. Des enzymes de l’inflammation sont libérées. De plus au fil du temps, des adhérences se forment, emprisonnant les organes et réduisant leur mobilité. Cela génère également des douleurs.

L’endométriose se soigne, se stabilise, mais ne guérit pas. Davantage que de guérison, il faut parler de rémission. En l’absence de traitement, elle peut être de plus ou moins longue durée, mais les récidives ne peuvent être exclues d’où la nécessité d’un suivi médical sérieux et régulier. Cette rémission peut également être obtenue par ménopause artificielle, chirurgicale ou naturelle. Toutefois, malgré la ménopause, une récidive est possible si des lésions subsistent ou si un Traitement hormonal substitutif (THS) est mis en place.
Non, même si c’est une façon définitive de ne plus avoir de règles, se faire enlever l’utérus n’est pas la solution à l’endométriose. Ce sont les ovaires qui régissent les hormones, donc sans traitement, les lésions d’endométrioses disséminées sont susceptibles de réagir à nouveau et d’entrainer une récidive. Cela peut être une solution si vous ne souffrez « que » d’adénomyose.

Dans la majorité des cas, oui. A la ménopause biologique, naturelle, les lésions vont s’assécher et les symptômes diminuer puis disparaitre. Dans des cas plus rares, avec un traitement hormonal substitutif, pour pallier les effets secondaires de la ménopause naturelle (bouffées de chaleur, ostéoporose, sautes d’humeur, …), des lésions pourraient se réactiver et entrainer une récidive. Le dosage doit donc être étudié et la durée du traitement évaluée au cours d’un suivi régulier.

L’add-back therapy consiste à réintroduire un peu d’œstrogènes : suffisamment pour pallier les effets secondaires générés par l’analogue Gn RH mais insuffisamment pour agir sur les lésions (l’endométriose est hormono dépendante à l’œstrogène). L’add-back therapy est un vrai confort durant les cures de ménopause artificielle. Si votre médecin ne vous a pas prescrit cette add-back therapy, demandez-lui. Cela fait partie des recommandations publiées par la HAS et le CNGOF en 2018.

Le but du régime sans résidu est d’éliminer tous les aliments mal ou pas digérés par l’intestin (fibres alimentaires plus ou moins dures, aliments acides). Cela permettra au chirurgien d’avoir un meilleur confort pendant l’opération notamment s’il intervient sur les intestins, car avec un régime sans résidu, cet organe fournit moins de travail et « bougera moins » pendant l’intervention.

Aliments autorisés :

  • Potages : bouillon de légumes uniquement
  • Œufs : cuits sans matière grasse
  • Viandes : viandes maigres cuites sans matières grasses uniquement (pas de viande crue, volaille sans la peau)
  • Poissons : poissons en filet cuits sans matières grasses ou au court-bouillon
  • Céréales : pâtes, riz, semoule (pas de céréales complètes ni raffinées)
  • Matières grasses : beurre, margarine au tournesol ou huiles à consommer cru
  • Pains (baguette ou pain – farine blanche) grillé ou biscotte
  • Fromages : fromages cuits, gruyère, emmental, comté, tomme, …
  • Sucre : sucre, miel
  • Chocolat : noir nature uniquement
  • Gâteaux : secs et sans crème
  • Boissons : thé et café légers, eau plate

Aliments interdits :

  • Sauce de toute sorte,
  • épices ou condiment acide (cornichons)
  • laitage (lait ou yaourt)
  • crudité
  • fruits
  • Coquillages et crustacés
  • Légumes : aucun (pomme de terre comprise)

Vous aurez ainsi moins de douleurs abdominales au réveil de la chirurgie, mais vous mettrez plus de temps à récupérer votre transit.

Diagnostic d’endométriose et d’adénomyose, les examens d’imagerie

Les examens suivants sont les plus usités pour un diagnostic :

  • L’interrogatoire complet de la patiente sur ses douleurs, leurs localisations et leur cyclicité, ainsi que sur les éventuels saignements sont un préalable.
  • L’examen gynécologique (avec toucher vaginal voire rectal) pour vérifier notamment la mobilité des organes et détecter les éventuels nodules (cloison recto-vaginale)
  •  
  • Le diagnostic d’endométriose ovarienne est aisé et l’échographie est généralement suffisante au diagnostic.
  •  
  • l’IRM est intéressante pour les formes douteuses ou encore pour rechercher des lésions postérieures pelviennes associées, l’endométriose sous-péritonéale (endométriose profonde).
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L’IRM est le meilleur examen d’imagerie dans le cadre d’un bilan complet, préchirurgical ou pré thérapeutique, de l’endométriose profonde.

  • Les examens radiologiques peuvent être complétés éventuellement par d’autres examens spécifiques tels que l’échographie endoscopie rectale pour préciser si la cloison recto-vaginale est envahie ou non.

Seule la coelioscopie permet de confirmer le diagnostic d’endométriose à 100 % grâce à l’analyse pathologique des lésions retirées. Mais selon les recommandations de la HAS/CNGOF publiées en 2018, la coelioscopie à visée diagnostique n’a plus lieu d’être.

  • NB : les examens radiologiques doivent être réalisés par des radiologues formés à l’endométriose pour être probants.

Le dosage du taux de CA 125 (par prise de sang) est un marqueur de l’inflammation. Il n’est pas spécifique à l’endométriose et n’est pas toujours fiable. Il n’est plus recommandé dans le diagnostic de l’endométriose.

Le diagnostic d’adénomyose par l’échographie peut être difficile, surtout lorsque l’utérus est fibromateux ; l’IRM est alors le meilleur examen diagnostic non invasif.

L’hystérosalpingographie n’est préconisée qu’en cas de bilan de fertilité. Elle permet de vérifier la perméabilité des trompes et de mettre en évidence les anomalies tubaires. Retrouvez le descriptif de cet examen dans la rubrique expériences et partages

Retrouvez le descriptif de cet examen ici lien vers la fiche doc endo

L’échographie endo-rectale est réalisée comme son nom l’indique par voie rectale. Il s’agit d’inspecter la muqueuse du rectum pour déterminer s’il y a ou non infiltration d’un nodule recto-vaginal. Cet examen radiologique nécessite que le rectum soit totalement vidé. Pour cela, un régime sans résidu observé quelques jours avant l’examen est nécessaire (cf. « Régime sans résidu » en bas de cette page). Il sera complété par la prise de laxatifs et/ou un lavement évacuateur.

Les traitements de l’endométriose et de l’adénomyose

L’endométriose est une maladie « hormono dépendante ». Le traitement de base consiste à stopper les règles et créer une aménorrhée pour éviter aux lésions de saigner et de se développer dans le ventre, chaque mois, quand la femme a ses règles.

Il existe un nombre considérable de molécules au sein d’une même famille de médicaments et une molécule peut fonctionner alors qu’une autre donnera un résultat mitigé. C’est pourquoi il est bien souvent utile d’essayer plusieurs traitements pour voir celui qui est le plus bénéfique pour l’endométriose avec le minimum d’effets secondaires pour la patiente.  Les principaux traitements sont les suivants :

  • une pilule oestro-progestative, ou progestative, prise en continu
  • le stérilet Mirena qui diffuse des progestatifs. Son action étant localisée, les effets secondaires sont moins importants. Par ailleurs le foie n’intervient pas dans l’assimilation rendant son utilisation possible en cas d’antécédent hépatique. Les stérilets classiques (sans diffuseur de progestatifs / en cuivre) sont à prohiber en cas d’endométriose.
  • les agonistes de la Gn-Rh (ménopause chimique réversible) : ils sont généralement proposés quand le recours à un autre traitement médical n’est pas possible (antécédents personnels ou familiaux) ou inopérant, ou en vue d’une intervention chirurgicale pour calmer l’inflammation. Une add-back therapy doit être proposée pour limiter les effets secondaires qui peuvent être lourds et contraignants.

Après une chirurgie, pour en conserver le bénéfice si la patiente ne souhaite pas mener une grossesse et éviter une récidive, on prescrit également un traitement pour éviter les règles.

A noter : on ne traite que les femmes symptomatiques (si douleurs, saignements importants).

L’embolisation des artères utérines apparaît comme un traitement conservateur qui préserve la fertilité. Toutefois, chez près de 50 % des femmes traitées, on constate un retour des symptômes dans les 2 ans. Cette opération consiste à inclure des petites billes de gel dans les artères utérines afin de diminuer l’intensité les ménorragies. Cette technique est aussi utilisée dans le cas des hémorragies de la délivrance après des accouchements. Elle n’est pas compatible avec un désir de grossesse.

En l’absence de désir de grossesse, le traitement consistera à soulager les ménorragies, puis comme pour l’endométriose, à empêcher la stimulation hormonale des tissus endométriaux :

  • GnRH + add back therapy* : ce traitement agit en diminuant l’épaississement de la zone jonctionnelle, du volume utérin et des symptômes associés (dysménorrhée, ménorragies).
  • DIU hormonal (type Miréna) ; ce traitement diminue les ménorragies, le volume utérin et corrige l’anémie. Il peut être administré pour 3 ans.
  • Progestatif en continu, qui permet une atrophie de l’endomètre.

*l’add-back therapy consiste à réintroduire un peu d’oestrogènes : suffisamment pour pallier les effets secondaires générés par l’analogue Gn RH mais insuffisamment pour agir sur les cellules (hormono dépendantes à l’œstrogène). L’add-back therapy est un vrai confort durant les cures de ménopause artificielle.

Le traitement radical consiste en l’hystérectomie (ablation de l’utérus). A noter que s’il y a une endométriose associée, l’hystérectomie seule ne sera pas suffisante.

Parce que chaque mois, lorsqu’une femme atteinte d’endométriose a ses règles, les lésions dans l’abdomen saignent aussi créant de micro-hémorragies. Au fil des cycles l’endométriose peut se développer et s’étendre aux organes avoisinants l’utérus.

Le corps doit s’adapter au dosage hormonal d’une pilule. C’est pourquoi il faut attendre environ 3 mois pour dire si un traitement est efficace ou non.

Non, c’est une idée reçue de croire que c’est mauvais pour la santé. Le sang dès règles vient de la muqueuse utérine qui se détache, après avoir épaissi dans le but d’accueillir un embryon. Prendre la pilule en continu évite cette phase d’épaississement et de détachement de la muqueuse, puis des règles, mai surtout, cela évite aux implants d’endomètre dans le ventre, sur les organes, de saigner aussi, de se développer, de faire mal, d’infiltrer les organes à terme et de créer des adhérences.

Cela peut vouloir que le traitement n’est plus assez efficace, que votre organisme s’est habitué ou … que les lésions d’endométriose deviennent plus résistantes. Qu’elle qu’en soit la raison, la recrudescence des douleurs et des symptômes doit vous conduire à consulter votre médecin rapidement pour évaluer la possibilité d’un changement de traitement.

Les contre-indications et les effets secondaires sont marquées sur la notice de chaque médicament. Prenez bien soin de lire cette notice avant de débuter tout traitement. Les contre-indications sont les cas dans lesquels il ne faut pas utiliser le traitement. Si une des contre-indications vous concerne, téléphonez immédiatement à votre médecin. Les effets secondaires sont quant à eux les effets possibles (mais non systématiques) connus lorsqu’on utilise ce traitement. Ils nécessitent rarement l’arrêt du traitement. Les principaux effets secondaires sont :

  • les saignements
  • la prise de poids
  • les bouffées de chaleur
  • les sautes d’humeur
  • l’insomnie (liées principalement aux bouffées de chaleur)
  • la baisse de la libido

En fonction du traitement, ces effets secondaires sont absents, légèrement sentis ou bien présents. Une add-back therapy peut aider à en diminuer les désagréments.  Parlez-en à votre médecin. Les médecines douces (homéopathie, acupuncture, sophrologie, auto-hypnose… ) peuvent également vous aider à passer ces périodes transitoires et aider votre organisme à assimiler les traitements.

L’add-back therapy consiste à réintroduire un peu d’œstrogènes : suffisamment pour pallier les effets secondaires générés par l’analogue Gn RH mais insuffisamment pour agir sur les lésions (l’endométriose est hormono dépendante à l’œstrogène). L’add-back therapy est un vrai confort durant les cures de ménopause artificielle.
Si votre médecin ne vous a pas prescrit cette add-back therapy, demandez-lui. Cela fait partie des recommandations publiées par la HAS et le CNGOF en 2018.

Règles et "spotting"

Cela peut être du « spotting » : saigner en dehors des règles. La muqueuse utérine est devenue si fine qu’elle saigne un peu, par « privation d’hormones ». Votre médecin vous indiquera la marche à suivre.

Sous analogues de la GnRH (Enantone ou Decapeptyl), il est en effet possible au cours du premier mois de traitement d’avoir des règles, ces traitements étant stimulant dans un premier temps avant de bloquer. C’est pourquoi un traitement contraceptif est recommandé les premiers mois. Par ailleurs, tout traitement hormonal est susceptible de provoquer des saignements de plus ou moins grande intensité. Il s’agit alors de saignements d’imprégnation après plusieurs mois de traitement ou de privation à l’arrêt des traitements.

Le temps est variable selon les femmes et la durée du traitement. En général, il faut de un à quatre mois d’attente après la fin des effets du traitement pour avoir à nouveau ses règles mais pour certaines cela peut être encore plus long.

Exemple : Piqûre de trois mois faite le 1er mars  – Arrêt présumé des effets du traitement : début juin  – Retour probable des règles : entre juillet et octobre.

Lorsque l’on arrête les progestatifs, des saignements de privation ont lieu quelques jours après l’arrêt du traitement. A l’arrêt de ces saignements, un cycle se met en route. Les premiers cycles après ce type de traitement peuvent être un peu perturbés, mais dans la plupart des cas les femmes retrouvent très vite un cycle similaire à celui qu’elles connaissaient avant la prise de ces traitements.

Exemple : Piqûre de trois mois faite le 1er mars  – Arrêt présumé des effets du traitement : début juin  – Retour probable des règles : entre juillet et octobre.

Chirurgie

Cette technique chirurgicale pratiquée sous anesthésie générale consiste à introduire dans la cavité abdominale un tube optique permettant la visualisation des organes génitaux. Elle peut être à visée diagnostique et/ou thérapeutique en introduisant par de petites incisions les instruments chirurgicaux nécessaires à la ponction d’un kyste ou à la cautérisation des lésions endométriosiques, par exemple. Le ventre de la patiente est préalablement distendu par insufflation de gaz CO2. L’élimination de ce gaz peut être plus ou moins douloureuse après l’opération. Les ouvertures pratiquées étant de petite dimension, la convalescence est de durée réduite par rapport à une laparotomie. Les durées d’hospitalisation, pour une intervention de courte durée et en l’absence de complications, sont de 3 jours en moyenne et la convalescence de quelques semaines  à quelques mois selon les personnes.
Retrouvez nos expériences et partages sur la cœlioscopie >

La laparotomie est une intervention pratiquée sous anesthésie générale avec incision (ouverture) chirurgicale de la paroi abdominale et du péritoine horizontalement juste au-dessus du pubis le plus souvent. Les durées d’hospitalisation, en l’absence de problème particulier, sont d’une semaine et la convalescence d’une vingtaine de jours en moyenne. Généralement toutes les chirurgies se passent désormais en coelioscopie pour offrir aux patientes une récupération plus aisée. Néanmoins, certains gestes chirurgicaux peuvent nécessiter une laparotomie décidée d’avance, ou en urgence.
Retrouvez nos expériences et partages sur la laparotomie >

Une stomie est le raccordement de l’intestin à la peau de la paroi abdominale de manière provisoire ou définitive. La mise en place d’une poche est nécessaire pour recueillir les selles qui s’évacuent par l’ouverture pratiquée dans la paroi abdominale. La colostomie concerne le colon, l’iléostomie l’intestin grêle. En endométriose, la stomie permet la cicatrisation du colon ou du rectum suite à une résection (ablation d’un bout de colon ou de rectum). Le rétablissement de la continuité est effectué par une deuxième intervention chirurgicale quelques semaines plus tard. Un régime alimentaire, dit sans résidu, est nécessaire avant, pendant et après la stomie (cf. « Régime sans résidu » en bas de cette page). Il est fréquent de constater des problèmes de transit pendant plusieurs mois suite à une stomie (défécations très fréquentes) qui peuvent être améliorés avec la prise conjuguée de médicaments anti-diarrhéiques et laxatifs (sur avis médical uniquement). La durée d’hospitalisation est fonction de la récupération de la patiente et de la cicatrisation. La durée de la convalescence est fonction du temps de conservation de la poche et de la récupération de la patiente.
Retrouvez l’expérience d’Alexandra qui a connu la stomie >

Le but du régime sans résidu est d’éliminer tous les aliments mal ou pas digérés par l’intestin (fibres alimentaires plus ou moins dures, aliments acides). Cela permettra au chirurgien d’avoir un meilleur confort pendant l’opération notamment s’il intervient sur les intestins, car avec un régime sans résidu, cet organe fournit moins de travail et « bougera moins » pendant l’intervention.

Aliments autorisés :

  • Potages : bouillon de légumes uniquement
  • Œufs : cuits sans matière grasse
  • Viandes : viandes maigres cuites sans matières grasses uniquement (pas de viande crue, volaille sans la peau)
  • Poissons : poissons en filet cuits sans matières grasses ou au court-bouillon
  • Céréales : pâtes, riz, semoule (pas de céréales complètes ni raffinées)
  • Matières grasses : beurre, margarine au tournesol ou huiles à consommer cru
  • Pains (baguette ou pain – farine blanche) grillé ou biscotte
  • Fromages : fromages cuits, gruyère, emmental, comté, tomme, …
  • Sucre : sucre, miel
  • Chocolat : noir nature uniquement
  • Gâteaux : secs et sans crème
  • Boissons : thé et café légers, eau plate

Aliments interdits :

  • Sauce de toute sorte,
  • épices ou condiment acide (cornichons)
  • laitage (lait ou yaourt)
  • crudité
  • fruits
  • Coquillages et crustacés
  • Légumes : aucun (pomme de terre comprise)

Vous aurez ainsi moins de douleurs abdominales au réveil de la chirurgie, mais vous mettrez plus de temps à récupérer votre transit.

Récidives

Tant que toutes les lésions n’ont pas été supprimées chirurgicalement, la maladie peut en effet récidiver et se propager à d’autres tissus. Cette récidive est évidemment plus fréquente en l’absence de traitement médical. Elle est également possible pendant la ménopause chimique ou naturelle, bien que plus rare. Les périodes de répit sont de durée variable en fonction des femmes et de l’âge (à 25 ans, du fait de l’activité ovarienne intense, les récidives sont plus fréquentes qu’en péri-ménopause). Certaines ne connaîtront que quelques semaines de répit, d’autres plusieurs années.

C’est pourquoi le traitement médical est préconisé, ainsi qu’un suivi médical régulier pour ajuster ce traitement si nécessaire.

Mais toutes les femmes ne récidivent pas ! certaines sont tranquilles pour la vie avec une seule chirurgie et un traitement bien toléré après.

On ne gère pas une récidive comme le diagnostic d’endométriose. Et les opérations répétées sont à prohiber autant que possible car elles entraînent un problème de santé non négligeable : les adhérences post-opératoires, source de douleurs. La prise en charge dépend donc essentiellement du désir de grossesse ou non, de la dangerosité de la localisation des lésions (nodule infiltrant la paroi recto-vaginal, envahissement rénal ou vésical, …) et des douleurs. Par exemple, un endométriome de petite taille sera ignoré ou ponctionné si la patiente est en protocole de Fécondation in vitro (FIV) mais ne sera pas forcément opéré. Un traitement hormonal, pris à temps, peut également suffire à maîtriser le développement de l’endométriose.

Médecines douces

De nombreuses médecines douces permettent de diminuer l’intensité des douleurs et de donner un petit coup de pouce à la fertilité. Elles peuvent également permettre de mieux supporter les effets des ménopauses chimiques ou chirurgicales.

Attention : les médecines douces, si elles nous aident à mieux vivre avec l’endométriose, ne la guérissent pas. Un suivi classique est toujours nécessaire et les traitements médicamenteux ou chirurgicaux sont les moyens les plus efficaces de remédier aux douleurs ou d’améliorer la fertilité. Enfin comme pour le suivi classique, le recours aux médecines douces nécessitent l’appui d’un professionnel de santé.

Symptômes

Malheureusement la fatigue chronique est un des symptômes fréquents en endométriose. Et il faut souvent une volonté de fer pour combattre cette fatigue. Cette fatigue est due à la maladie elle-même bien sûr, mais elle peut également être exacerbée par les traitements ou les effets de ceux-ci. Pas de culpabilité ! Préférez une sieste quand c’est possible et de longues nuits même si elles sont entrecoupées de période d’éveils. Les médecines douces peuvent aussi vous aider à surmonter cette fatigue.

Si vous avez un traitement votre endométriose peut se stabiliser et donc vous laisser tranquille, sans douleurs et symptômes… alors ne changez-rien.

 En l’absence de traitement, le risque que l’endométriose se développe sans bruit est possible car il existe des formes dites « asymptomatiques » pour lesquelles les femmes ne ressentent pas de douleurs particulières même si leur endométriose se développe. Il est donc important de se faire suivre régulièrement y compris en l’absence de douleurs.

Les femmes qui souffrent de dyspareunie en endométriose sont celles qui ont des lésions localisées à des endroits spécifiques : ligaments utéro-sacrés, cul de sac de Douglas ou atteinte profonde de la cloison recto-vaginale. Cela n’a pas de rapport avec les règles. Cette dyspareunie est permanente et plus particulièrement forte dans certaines positions. Une chirurgie qui supprimera les lésions en question est souvent le seul moyen pour faire disparaître cette dyspareunie. Un traitement induisant une ménopause chimique peut également s’avérer efficace plus ou moins longtemps, dans la mesure où il peut diminuer la taille de ces lésions.

Sexualité

Toutes les femmes atteintes d’endométriose n’ont pas forcément mal pendant les rapports. Ceci dit, toutes à notre tour, nous pouvons connaître des périodes de douleurs qui font que les rapports ne sont pas les bienvenus, sans que cela ne soit lié à la dyspareunie. Mais tout simplement quand on a mal au ventre, on n’a pas envie d’être touchée. De même, sous traitement, le désir peut être considérablement diminué sans que cela remette en question nos sentiments.

Comment surmonter tout cela ? En en parlant. C’est la clé de tout. Si vous avez mal durant les rapports, vous devez en parler pour que tout se déroule à votre rythme et sans stress supplémentaire (la peur d’avoir mal peut nuire considérablement à la libido et ajouter de la douleur à la douleur). Si votre conjoint trouve que vous ne faites pas assez l’amour (c’est un ressenti assez fréquent chez les hommes quand les femmes ne sont pas malades, alors en cas d’endométriose …), il doit le dire quitte à instaurer des jeux amoureux sans pénétration pendant les périodes où les douleurs ne permettront pas d’avoir une pénétration.

Certaines positions peuvent également être moins douloureuses que d’autres. Mais en fonction des femmes elles sont différentes. A vous de les tester ensemble. Le recours à des lubrifiants peut être le bienvenu pour faciliter les choses. Enfin, la prise d’analgésique quelques minutes avant un rapport peut également être efficace pour palier à certaines douleurs. Quoi qu’il en soit, le dialogue est l’élément essentiel pour qu’aucune incompréhension ne s’installe. Rajoutez un peu de tendresse et de compréhension et tout devrait bien se passer.

Fertilité / Grossesse

Endométriose ne rime pas avec infertilité. Même s’il n’y a jamais de certitude en fertilité que l’on soit atteinte ou non d’endométriose, il est fréquent, après une chirurgie où les lésions d’endométriose ont été enlevées et en l’absence de tout autre problème de fertilité, que la grossesse débute le plus naturellement du monde durant les mois qui suivent. Si par contre d’autres problèmes existent ou si l’endométriose récidive trop fréquemment, le couple est dirigé, après une période d’essais naturels plus ou moins longue ou immédiatement, en procréation médicalement assistée (PMA). Et bien sûr, l’adoption permet à celles pour qui les essais naturels ou médicaux n’ont pas fonctionné, de réaliser pleinement leur désir de maternité. Malheureusement 30 à 40 % des femmes atteintes d’endométriose sont concernées par l’infertilité.

L’adénomyose est assez souvent retrouvée chez la femme infertile.

Si elle est importante, cette anomalie de l’endomètre entraînerait une réaction inflammatoire qui pourrait empêcher l’implantation de l’embryon. Le risque de fausse couche chez la femme porteuse d’une adénomyose serait multiplié par 2.

Lors du bilan de procréation médicale assistée (PMA), on fera une IRM pour évaluer la zone de jonction entre l’endomètre et le myomètre. Son épaississement sera prédictif de la présence ou non de l’adénomyose et de la diminution du taux d’implantation de l’embryon.

Les analogues de la Gn RH (décapeptyl, énantone…) présentent un intérêt car ils agissent bien sur l’adénomyose et favorisent les chances de grossesse après 3 à 6 mois de traitement.

La grossesse ne guérit pas l’endométriose. C’est une des idées reçues traitées dans notre livre « les idées reçues sur l’endométriose ». La grossesse peut exacerber les symptômes d’endométriose au cours du premier trimestre, puis ensuite jusqu’à l’accouchement permettre une accalmie due à la modification des hormones. Généralement, à la reprise du cycle, les symptômes sont à nouveau présents.

La grossesse met en sommeil l’endométriose.

Il est tout à fait possible de mener une grossesse normale malgré la présence d’un ou plusieurs endométriomes. Une surveillance accrue sera nécessaire.

La grossesse met en sommeil l’endométriose.

Des douleurs peuvent en effet être ressenties. L’embryon se développant, il nécessite plus de place et appuie sur les éventuels nodules ou endométriomes et tire sur les adhérences. De plus au cours du 1er et 3e trimestre de la grossesse, les ligaments « travaillent », s’étirent et cela fait mal. Toutefois, pour plus de sûreté, n’hésitez pas à consulter votre gynécologue dès que vous ressentez une douleur plus intense, surtout si elle s’apparente à des douleurs de règles et si elle est accompagnée de saignements ou fièvre.

L’adénomyose pourrait gêner la nidation de l’embryon dans l’utérus et donc provoquer des fausses couches. Toutefois, nombreuses sont les femmes atteintes d’adénomyose qui ont pu être enceintes.

Il existerait, selon la littérature, un risque accru de césarienne chez les femmes atteintes d’endométriose, souvent en raison de la présence d’un nodule, ou en raison des suites d’une chirurgie complexe. L’influence de l’endométriose sur les autres pathologies obstétricales telles que l’hypertension gravidique ou la pré-éclampsie, le petit poids pour l’âge gestationnel, la rupture prématurée des membranes, l’accouchement prématuré, l’hémorragie per ou post-partum, est controversée dans la littérature. Parmi les témoignages nous avons recueillis, nous rencontrons tous les cas : grossesse et accouchement normaux par voie basse, grossesse difficile et accouchement prématuré, grossesse normale et césarienne en urgence, grossesse normale et césarienne… comme malheureusement plusieurs fausses couches. Encore une fois chaque cas est unique. Votre médecin vous indiquera si une surveillance accrue est nécessaire ou non.

Quels sont les symptômes de l'Endométriose ?

Comment être diagnostiqué ?

Quels sont les traitements ?

Mis à jour le Avr 1, 2020 @ 17h52

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