L’endométriose et les douleurs chroniques

Dans certains cas de maladie particulièrement étendue, sévère et/ou ancienne, les traitements entrepris peuvent ne pas être en mesure de réduire suffisamment les douleurs d’endométriose, qui deviennent chroniques, et se répètent régulièrement dans le temps.
Dans cette situation, il est parfois nécessaire d’être suivie dans un centre antidouleur. Des traitements spécifiques pourront vous y être proposés afin de stopper ou diminuer la douleur le plus possible et ainsi améliorer ou maintenir une bonne qualité de vie.
Avant d’atteindre une situation extrême, vous pouvez également envisager par vous -même des thérapeutiques complémentaires au suivi médical, comme celles évoquées ci-dessus.

La relation de couple et l’endométriose

Les traitements hormonaux peuvent entraîner des changements d’humeur ou une diminution de la libido. L’incertitude de pouvoir concevoir peut également générer de l’inquiétude. C’est pourquoi la relation de couple peut être affectée. Dans cette situation, le conseil d’un psychologue/sexologue peut être utile afin de retrouver un équilibre qui convient à chacun.

L’adaptation du mode de vie à l’endométriose

Les douleurs, la fatigue générale, ne pas se sentir bien à cause de l’endométriose peuvent être des facteurs qui entraînent des difficultés dans la vie sociale. Il faut donc favoriser toute adaptation de son mode de vie afin d’en améliorer la qualité. Par exemple, répartir ses tâches ménagères dans la semaine plutôt que de les concentrer sur une journée, dans la mesure du possible, ou se réserver des moments de repos dès que vous en ressentez le besoin.

Adapter son alimentation peut réduire les douleurs liés à l’endométriose

Améliorer sa qualité de vie passe souvent par des détails insignifiants et inattendus comme l’effet de l’alimentation sur les douleurs. A l’écoute de votre corps, vous pouvez diminuer ou éviter les aliments qui semblent augmenter vos douleurs. Pour certaines femmes, par exemple, supprimer les produits laitiers rend le quotidien moins compliqué. Une consultation auprès d’un naturopathe peut vous aider à déterminer les aliments qui sont inflammatoires pour vous.

L’ activité professionnelle et l’endométriose

De nombreuses femmes sont gênées dans leur quotidien professionnel en raison des douleurs qu’elles ressentent. Certaines ne peuvent plus, ou difficilement exercer leur métier surtout s’il exige des stations debout prolongées ou des déplacements fréquents.
Dans cette situation, vous pouvez prendre rendez-vous avec le médecin du travail afin de déterminer avec lui un possible aménagement de poste.
Vous pouvez également demander une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) en remplissant le dossier adéquat avec votre médecin traitant. La Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) accordera, ou non, cette reconnaissance, en fonction de la sévérité de votre dossier.

Prise en charge de l’endométriose

L’endométriose est une maladie chronique, invalidante qui peut éventuellement entrer dans le cadre d’une Affection Longue Durée (ALD). Pour bénéficier de la prise en charge de l’ALD, il convient de remplir plusieurs conditions et de suivre un protocole précis. A ce jour, l’endométriose n’est pas dans la liste des 30 maladies chroniques prises en charge et si le dossier de la patiente le nécessite, c’est l’ALD 31 ou ALD « hors liste » qui sera accordée. Elle concerne les patients atteints d’une forme grave d’une maladie, ou d’une forme évolutive ou invalidante d’une maladie grave, ne figurant pas sur la liste des ALD 30. Elle comporte un traitement prolongé d’une durée prévisible supérieure à six mois et une thérapeutique particulièrement coûteuse.

Pour en bénéficier, il faudra faire une demande auprès de votre médecin traitant en précisant la mention « affection longue durée hors liste ». Il remplira alors un protocole de soins qui sera soumis à l’appréciation de l’assurance maladie et qui vous informera de sa décision. Il n’y a pas de certitude quant à son obtention, cela dépend encore une fois de votre parcours médical et du suivi qui vous est proposé.

Mis à jour le 20 Jan 2019 à 19h43