La préservation ovocytaire
Préserver la fertilité d’une femme atteinte d’endométriose doit être une priorité
Ce que dit la Loi de bioéthique, article L2141-11
« Toute personne dont la prise en charge médicale est susceptible d’altérer la fertilité ou dont la fertilité risque d’être prématurément altérée, peut bénéficier du recueil et de la conservation de gamètes ou de tissus germinaux, en vue de la réalisation ultérieure, à son bénéfice, d’une AMP, ou en vue de la préservation et de la restauration de la fertilité. »
La préservation de la fertilité concernait à l’origine les patientes atteintes de cancer (la chimiothérapie était un traitement toxique pour les organes reproducteurs). On sait aujourd’hui qu’une femme qui a un endométriome a de forts risques de voir sa fertilité diminuée. Si elle a en plus un endométriome bilatéral (à chaque ovaire), ses risques sont accrus.
Dès lors, il est légitime de lui faire bénéficier des techniques de préservation de la fertilité.
Les techniques de préservation
La vitrification des ovocytes
La conservation du tissu ovarien
Plus d’informations sur le site www.procreation-medicale.fr
La cryopréservation d’embryons
Prise en charge de l'assurance maladie
Les techniques de prélèvement et de congélation des gamètes ou tissus testiculaires sont prises en charge par l’assurance maladie. Cependant, les frais de conservation restent à la charge du patient.
Pour aller plus loin : Dossier « Techniques de préservation de la fertlité » – Source Inserm
*Extraits « Dans l’endométriose, préserver la fertilité doit être systématique » : J.-L. Pouly »
Les idées reçues contre l’endométriose – avril 2024 – Editions le Cavalier Bleu