Le 8 mars 2019, les membres du groupe de travail “prise en charge endométriose en France” se sont réunis autour de Madame Agnès Buzyn et de ses conseillers afin d’échanger autour des mesures annoncées. Après 13 ans de demandes auprès des différents ministres de la santé et de leurs équipes, nous avons le sentiment d’être enfin entendues !

 

Plan d’action sur l’endométriose : des mesures encourageantes à concrétiser

La ministre de la Santé Agnès Buzyn a annoncé en cette journée symbolique des droits de la femme, son « plan d’actions » pour « renforcer la prise en charge de l’endométriose » lors d’une visite suivie d’une table ronde, auxquelles ont participé la présidente d’EndoFrance et sa marraine Laetitia Milot, au centre spécialisé du groupe hospitalier Saint-Joseph à Paris.
EndoFrance salue la réelle prise de conscience de la ministre de la Santé sur cette maladie spécifiquement féminine découverte il y a près de 160 ans, qui touche une femme sur dix, et qui reste pourtant encore « assez mal connue des médecins », « sous-diagnostiquée » et « assez mal prise en charge ».

Les demandes répétées depuis 13 ans par EndoFrance sur la formation des médecins sont enfin entendues. La ministre de la Santé s’est engagée à renforcer la formation initiale et continue des médecins et professionnels de santé concernés pour détecter au plus tôt l’endométriose. Un volet spécifique sera aussi intégré dans les nouvelles consultations obligatoires du calendrier du suivi médical de l’enfant et de l’adolescent (11-13, 15-16 et 15-18 ans) pour favoriser le dépistage précoce préventif.

EndoFrance est également enfin entendue sur la nécessité de créer des structures pluridisciplinaires régionales dédiées à l’endométriose pour mieux prendre en charge les patientes. Elle participera au groupe de travail national pour répertorier et définir les équipes expertes sur le territoire, qui seront ensuite structurées en filières de soins spécifiques avec à leur tête une « structure experte ».

Concernant la recherche, EndoFrance a pris bonne note de l’intention de la ministre d’« encourager à faire de l’endométriose un champ de recherche à part entière » en renforçant la communication scientifique et en favorisant les appels à projets.

 

Le ministère semble avoir pris en considération l’enjeu majeur de santé publique et de société que constitue l’endométriose, et avoir décidé de s’impliquer pour mieux lutter contre cette maladie. EndoFrance veillera à ce que ces paroles se traduisent par des actes et que ces dispositions soient mises en œuvre en concertation avec les équipes médicales et les associations de patientes qui connaissent la réalité sur le terrain.

Des annonces encourageantes dont nous nous réjouissons et que nous félicitons.