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Les invisibles : une exposition immersive

Pour rendre visible l’invisible

Anaïs Morisset Desmond (aka Ut Barley) est collagiste et Martin Straub, photographe reporteur. Au travers de leurs expositions indépendantes leur objectif était de libérer la parole de femmes atteintes d’endométriose et d’adénomyose mais aussi pour dénoncer leurs errances médicales, l’ignorance du corps médical et les complications professionnelles, entre autres.

Martin Straub / Marion Lepine / Anaïs Morisset-Desmond

« Grâce à cette exposition, nous espérons sensibiliser le plus grand nombre de personnes pour mettre en place une vraie campagne de prévention !
Quoi de mieux que d’aller à la rencontre de ces femmes, de les voir et d’échanger sur ce qu’est réellement leur quotidien avec cette maladie !
Aujourd’hui, l’endométriose est diagnostiquée, souvent par hasard, avec un retard moyen de sept années, durant lesquelles la maladie a eu le temps de causer des dommages notables à différents organes. Les médecins spécialistes de l’endométriose s’accordent à dire que la maladie toucherait 1 femme sur 10. Ce chiffre concerne les femmes pour qui le diagnostic a été posé. Il est donc probable que l’endométriose touche plus de femmes encore.
Ça peut-être notre mère, notre sœur, une amie, notre femme, une collègue, une voisine…
Pour nous, l’art est le meilleur moyen de sortir du carcan médical et de créer une prise de conscience au plus grand nombre (âge, sexe et classe sociale confondus).
Nous souhaitions créer des expositions immersives, sensibles, visuellement oniriques et poétiques avec un discours à l’impact percutant et fort grâce aux témoignages sonores en libre accès dans le lieu d’exposition.
Nous sommes en partenariat avec l’association EndoFrance présidée par Yasmine Candau et soutenus par le réseau ville-hôpital Resendo. »

Anaïs et Martin

Démarche artistique
DES EXPOSITIONS IMMERSIVES

Les participantes ont été prises en photo devant un fond en collage créé à partir d’échographies, de scanners et d’IRM et avec un châle dont l’imprimé est conçu à partir de clichés microscopiques de l’endomètre envoyé par un laboratoire, qui permet de rendre visible l’invisibilité de cette maladie.

Chaque femme avait à sa disposition cette étole, symbole de la maladie, pendant toute la séance. Nous avions demandé à chacune d’entre elle d’apporter des éléments du quotidien en rapport avec la maladie pour créer des « Natures Mortes ». À la manière des peintures hollandaises du 17e siècle, ces photographies soulignent le manque de traitement recensé à ce jour pour soigner l’endométriose.

Une légende écrite de couleur jaune (couleur symbolique de l’endométriose) accompagne cette photo. On y trouvera : nom, âge, date et durée du diagnostic, stade de la maladie et organe(s) atteint(s).

Lors des expositions nous exposerons 3 clichés par femme le Portrait, sa Nature morte et une radiographie ( échographie, scanner ou IRM).
Nous avons fait appel à Marion Lepine, journaliste sous le pseudonyme Douce Endométriose pour récolter le témoignage de chaque femme sur leur quotidien avec la maladie et la perception que l’entourage familial, amical et professionnel ont sur leur maladie.

Nommés « Les Chroniques des Invisibles », ils seront en écoute, partiellement, en fond sonore, dans la galerie pour donner une voix aux Invisibles.
Chaque visiteur a pu aussi écouter le témoignage de chaque femme en scannant le QR code affiché près de son portrait.

Lors des expositions, des workshop créatifs, des talks et des débats de sensibilisation ont été organisés. Notamment le 8 mars, avec Elise Thiebaud qui a lu un extrait de « Ceci est mon sang » et Tiphaine Chaillou qui a présenté les podcasts « Parlons d’endo ».

Mis à jour le Avr 28, 2020 @ 8h46

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