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Conférence "Approches et démarches en pathologie gynécologique : l'endométriose" à Nantes - 29 avril 2009

L'objet de cette réunion était de présenter, d'une part l'approche dite classique, et d'autre part l'approche des médecines dites douces. Dans un premier temps le Dr Ploteau a donc présenté la physiopathologie de l'endométriose, la clinique, les différents examens et les traitements. Partie très intéressante mais sur laquelle je ne m'attarderai pas plus car il reprenait des généralités.

La deuxième partie, que je détaillerai plus ici, concerne l'approche de la médecine douce présentée par un ostéopathe de "bio santé", M. Hoor.

Il s'agit d'une prise en charge globale de l'endométriose grâce à 5 médecines douces : l'ostéopathie, la diététique, la phytothérapie, l'aromathérapie et l'homéopathie.

L'objectif visé est de trouver un équilibre entre les trois niveaux : physique, organique et psychique.

Ces thérapeutiques peuvent être utilisés aussi bien en phase aigue, pour diminuer l'inflammation, qu'en phase chronique.

Les trois axes de travail permettent :

  • de diminuer la douleur,
  • d'augmenter la circulation locale,
  • de traiter la dysrégulation hormonale.
Reprenons chaque thérapeutique.

L'ostéopathie a une action manuelle. Elle permet de redonner la mobilité osseuse des éléments du bassin, la mobilité musculaire, la mobilité ligamentaire, la mobilité des organes génitaux et des viscères.

La diététique, dont le principe est ici de diminuer l'acidité. Voici une classification des aliments en trois catégories selon qu'ils sont interdits, autorisés ou conseillés.

Les aliments interdits : lait de soja, lait et fromage (parmesan+++), le jus d'orange, le céleri boule, les tomates (sauf de saison, pelées et épépinées), les aubergines, le vin blanc, les alcools forts, les sodas, les sauces (béchamel, beurre blanc, mayonnaise), les fritures, les viandes aux hormones, les céréales complètes et dérivés.

Les aliments autorisés sont les yaourts et fromages blancs, les viandes rouges, le chocolat noir, les légumineuses.

Les aliments recommandés sont les légumes et de fruits de saison et de région, les poissons (des mers froides), les céréales douces (quinoa, orge , avoine), les légumes lacto fermentés, les graines germées, les fruits secs, les oléagineux.

Sans oublier bien sûr une hydratation importante à base d'eau, de tisane…

L'aromathérapie a aussi une action anti-inflammatoire (thym, milfeuille), circulatoire et décongestionnante (le santal, le cyprès), une action régulatrice hormonale (sarriette, coriandre), antispasmodique et relaxante (cumin et lavande). Toutes ces huiles essentielles sont à utiliser avec la précaution d'usage à raison de 2 gouttes.

La phytothérapie a une action anti-inflammatoire, circulatoire et sur la régulation hormonale. Les principaux produits étant le cassis, le marronnier d'inde, la vigne rouge, le gattilier, l'aloé vera… Ces plantes se prennent souvent sous forme de cure.

L'homéopathie, produit en dose infinitésimale, permet de diminuer l'inflammation, la congestion et a une action hormonale et relaxante. Elle permet aussi un effet anti-spasmodique. Il s'agit de reformater le cerveau grâce aux informations apportées

On rajoutera dans ces thérapeutiques l'hydrolathérapie. Il s'agit de la thérapie des eaux florales. Elles peuvent avoir des effets anti-inflammatoire et antalgique (verveine citronnée), circulatoire et décongestionnant (genévrier), hormonale (la sauge) et anti-spasmodique (fleur d'oranger).

Bien sûr comme le rappelle M. Hoor, il faut que ces thérapeutiques soient utilisées en complément des traitements médicaux ou chirurgicaux proposés par les médecins.

Le traitement est établi en fonction du physique (âge, surpoids, sédentarité), de l'organique (cycle, digestion, élimination) mais aussi psychique (stress, antécédents émotionnels). Mais le traitement dépend aussi de la saison car à chaque saison correspond un organe.

L'intérêt de cette réunion était double.

D'une part, constater l'ouverture aux médecines douces dans la prise en charge de l'endométriose par le milieu hospitalier lui-même, puisque cette réunion était avant tout destinée aux personnels soignants du CHU.

D'autre part, en tant que patiente, réaliser que la médicalisation et la chirurgie ne sont pas les seuls moyens pour soulager les patientes.

Anne, contact local Pays-de-la-Loire

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