Stéphanie - Endométriose ovarienne.
J'ai 27 ans, et une endométriose récidivante.
Opérée en 97 pour une endométriose
ovarienne et traitée par ménopause
artificielle pendant plus de six mois, j'ai fait une dépression suite à
cette intervention. Puis en septembre 2000, alors que mon état psychologique
s'améliorait, j'ai refait une poussée d'endométriose avec un kyste hémorragique
de plus de 9cm de diamètre. Une nouvelle intervention chirurgicale a été
nécessaire avec cette fois-ci une laparotomie.
Je souffre de la mutilation de
mon corps de femme. Mon médecin a réussi à sauver mon ovaire droit mais à
quel prix... Je souffre de douleurs atroces que je ne souhaite pas à mon pire
ennemi. Suite à cette intervention, j'ai eu trois mois de traitement en
ménopause, puis à l'échographie de contrôle, on a retrouvé un autre kyste de 5
cm, on m'a remise sous traitement artificiel (3mois) et une échographie a
montré la disparition du kyste.
Et voilà qu'il y a quelques semaines, lors
d'un repas entre amis, je suis prise de douleurs atroces qui nécessitent un
passage dans un service d'urgences. On pratique une échographie qui montre
encore un kyste hémorragique sur l'ovaire droit. On me repropose un
traitement provoquant une ménopause mais je ne peux plus supporter cette
situation.
En une année, je n'ai été indisposée qu'une seule fois. Cette
maladie me bouffe la vie. Je ne supporte plus de souffrir de plus je suis
entourée de parents qui ne comprennent pas cette souffrance. Infirmière en
pédiatrie, je ne peut pas concevoir ma vie sans enfants.
De plus lorsque vous vous présentez pour un entretien professionnel lors de
la visite médicale ou lors de l'adhésion à une mutuelle on a l'impression
d'être une pestiférée, car cette maladie est souvent associée avec absence
maladie. Je me sens terriblement mal.
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