Sonia - Endométriose ovarienne.
J’ai découvert le site par hasard, il y a quelques jours. La lecture des
différents témoignages m’a fait beaucoup bien surtout que j’ai un peu le
cafard en ce moment. On se sent un peu moins seule. J’ai eu envie de raconter
mon histoire.
Jusqu’en 1991, rien à signaler. J’ai toujours eu des règles douloureuses
mais j’était persuadée que c’était normal. J’entendais parler de filles qui
restaient couchées pendant leur règles ce qui n’était pas mon cas. J’avais
mal mais sans plus.
En 1990 j’arrête la pilule, en me disant si bébé vient toute de suite ça
serait bien, s’il fait s’attendre un petit peu c’est bien aussi. On n’était
pas pressé à l’époque, j’avais 24 ans.
Courant 1994, je consulte pour la première fois ma gynécologue parce que je
commençais à trouver que bébé mettait quand même du temps à venir.
Début 1996, ma gynécologue m’envoie faire une hystérographie. Lors de cet
examen, le médecin croit déceler un fibrome.
Suite à cet examen je fais une échographie et là le verdict tombe : un kyste
de 12 cm sur ovaire droit et un kyste un peu plus petit sur le gauche. On
suppose une endométriose.
Je me fait opérer quelque mois plus tard. Vue l’étendue des dégâts, le
chirurgien a dû ouvrir en grand, ce qui m’a valu une belle cicatrice de
plusieurs centimètres. L’endométriose est confirmée et on m’a enlevé 3/4 de
l’ovaire droit et 1/4 de l’ovaire gauche.
Malgré l’opération, j’étais confiante. A l’époque j’étais persuadée qu’à la
suite du traitement avec l’Enantone et enfin débarrassé des kystes, je
tomberais enceinte.
Mon optimisme s’est vite transformé en cauchemar, l’échographie de
contrôle a révèlé un nouveau kyste. Suite à cet examen 6 mois de blocage des
ovaires. Donc toujours pas de bébé.
Bref, début 1998 j’atterris dans le Service du Professeur Leroy à l’hôpital
Jeanne de Flandre à Lille. Il fait une coelioscopie et me demande d’attendre
un petit peu avant d’intégrer le circuit pour les FIV parce que depuis l’
opération en 96 les ovaires étaient le plus souvent bloqués et « on ne m’
avait pas laissé la possibilité de tomber enceinte ».
Début 2000, toujours rien. Fin 2000 on tente une insémination artificielle,
sans résultat, on passe à la FIV. Entre deux on bloque les ovaires pendant 6
mois.
Jusqu’en 2002, suivent 4 tentatives de FIV, à chaque fois avec très peu d’
ovocytes, sans jamais obtenir d’embryons.
En Août 2002 le verdict tombe : ovocytes de mauvaises qualités, les ovaires
sont « épuisés » probablement à cause de l’endométriose. Le médecin me dit
qu’il ne serait pas « raisonnable » de tenter une nouvelle FIV. Donc rideau,
on arrête tout...
Que faire maintenant ? Tenter une nouvelle FIV malgré tout ?
Dons d’ovocytes ? En France très peu de donneuses, et surtout à 36 ans, j’ai
passé l’âge pour recevoir un don. Aller à l’étranger ? Si vous
avez des infos, n’hésiter pas à m’écrire ?
Adoption ? Pourquoi pas, mais il me faut d’abord faire le deuil.
Dans l’immédiat, il faut d’abord que je m’occupe de mon endométriose qui
reprend de plus belle. Ca fait longtemps que je n’ai pas eu aussi mal. La
stimulation des ovaires n’arrange pas les choses.
Malgré mon histoire peut-être peu encourageante, bon courage à toutes.
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