Sandrine - Un rein perdu faute de diagnostic précoce.
Bonjour à toutes,
Je vais essayer de vous raconter mon histoire, sans trop en oublier.
J'ai toujours eu des règles douloureuses, mais les anti-douleurs me
calmaient assez rapidement, jusqu'il y a à peu près 4 ans, plus rien ne me
calmait. Et du jour au lendemain, je ne pouvais plus me lever pour aller
travailler. Je me suis dit que j'étais trop stressée (je venais de rentrer
dans la vie active et je suis de nature anxieuse alors je me suis dis que
c'était le changement de situation). Bon le temps passe et toujours autant
de douleurs jusqu'à en avoir la nausée, je suis allée voir un gynécologue
dans une ville que je ne connaissais pas et il m'a dit que pour soigner mes
douleurs je devais songer à avoir des enfants, que mon corps était fait
ainsi, en bref, que je devais faire avec.
Le temps passe, les douleurs persistent, je vais voir un autre gynéco dans
ma ville d'origine, elle me dit les mêmes choses plus ou moins, elle
m'arrête la pilule, en me disant que peut-être je ne la supportais pas.
Une fois de plus rien n'y fait. Le temps passe et toujours ces douleurs de
plus en plus fortes.
Il n'y a qu'en fin de l'année dernière, vers le mois d'octobre, où ma
gynécologue me prescrit une échographie. L'échographe n'a pas de signes
révélant très clairement l'endométriose, mais il trouve tout de même
beaucoup d'adhérences. Mais le plus surprenant est qu'il découvre un
problème au niveau du rein gauche, comme un rétrécissement. Là ça surprend
vraiment car on ne s'y attend pas du tout.
Après une urographie intraveineuse il s'avère que le rein droit fonctionne
bien mais que le gauche ne filtre rien. Après consultation auprès d'un
urologue et suite à d'autres examens, on diagnostique une atrophie du rein
gauche liée l'endométriose.
Résultat des courses, je me fais enlever le rein gauche et l'endométriose
sous célioscopie au mois de juin. Je suis actuellement sous Décapeptyl
depuis mi-février. Contrairement à d'autres femmes, je n'ai pas, pour le
moment, trop d'effets secondaires, j'ai chaud, mais en cette saison qui
pourra se plaindre, je fais attention à mon alimentation, sinon le reste est
assez identique. Je ne me plains pas. Au contraire, actuellement je n'ai
plus de règles, donc plus de souffrances.
Par contre je voulais passer un coup de gueule, depuis le temps que je me
plaignais de ces maux de ventre, aucun médecin ne me prenait au sérieux.
Maintenant, je suis prise au sérieux mais j'ai perdu un rein. C'est grave
tout de même, je sais que l'on peut vivre avec un rein. Mais comment va
être ma vie ensuite. Je n'en veux pas particulièrement aux médecins mais il
faut comprendre mon amertume.
Je suis quand même de nature optimiste et je garde espoir, maintenant je
suis entourée de médecins compétents. Mon mari, ma famille et mes amis sont
près de moi. Je garde espoir d'avoir des enfants un jour prochain. J'ai
terriblement peur de l'opération mais je me dis que je suis entre de bonnes
mains.
Si j'avais un seul conseil à donner aux femmes dans la même situation que la
mienne est qu'il faut toujours garder espoir, la douleur est là, il faut tout
faire pour la combattre et surtout consulter des spécialistes, il ne faut
pas hésiter à vous plaindre pour vous faire entendre.
Sandrine
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