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Sabrina - Endométriose ovarienne, stade non précisé.

Bonjour,

Après avoir lu vos divers témoignages, je vais à mon tour vous faire partager mon parcours "endométriosique".

J'ai mis mon fils au monde en 1996, un accouchement facile, et jusque là, gynécologiquement, tout allait bien, si ce n'est quelques douleurs pendant les règles.

Après quelques mois, des règles de plus en plus douloureuses, et abondantes, et aussi des douleurs lorsque j'allais à la selle, mais étant très occupée (étudiante et bébé), j'ai négligé ma santé. De plus je pensais que c'était normal, après un accouchement (je sais c'est ridicule, mais j'avais l'esprit occupé, et les douleurs étaient supportables).

Début 1999, je me décide enfin à consulter un gynécologue (je n'en avais jamais vu). Après examen complet, (frottis, ...) rien d'anormal, on me dit même que les douleurs sont dûes au stress.

Début 2000, première nuit horrible, douleurs insupportables.
Venue du médecin de garde, il hésite entre l'appendicite ou kyste sur l'ovaire droit.

En effet, suite à une échographie, c'est un kyste de 5 cm x 4.5cm.
Je suis retournée voir le médecin, qui me prescrit la pilule afin de résorber le kyste.
Sceptique, je vais voir un docteur gynécologue obstétricien à l'hôpital, qui suite à des examens plus approfondis et sanguins, décèle une endométriose.

Et là, comme pour vous toutes, le calvaire commence : nous (mon gynéco et moi-même) avons commencé par une cœlioscopie, puis 6 mois sous Enantone, ce qui veut bien entendu dire : bouffées de chaleur, prise de poids et augmentation de la pilosité (pourtant je suis déjà bien servie de ce côté, je suis portugaise !).

Suite à ceci, je suis suivie trimestriellement, puis semestriellement, et apparemment, je n'ai plus rien, pourtant les douleurs persistent.

Nous sommes maintenant en 2003, 3 ans après la découverte de mon endo, et les douleurs reviennent fortement avec saignements. Je me rends d'urgence à l'hôpital, je retombe sur un interne (un incapable) qui me dit que j'ai 2 utérus, alors que c'est un kyste plus gros que mon utérus (6x7).

Pour me remonter le moral, il me dit que "c'est votre destin, certaines personnes sont handicapées et d'autres ont des endométrioses, de plus, vous n'avez pas à vous plaindre vous avez été 2 ans tranquille."

Quel imbécile, ce ne sont pas des choses à dire à une femme qui souffre physiquement mais surtout mentalement !

L'interne ne sachant pas quoi faire, appelle mon gynéco, qui me prescrit bien entendu Enantone et célio prévue pour septembre. Et oui, me voilà repartie pour l'horreur.

Mais il faut quand même préciser, que cette maladie, n'est bien entendu pas mortelle, mais très douloureuse, très gênante et fatigante.

Et, en plus de souffrir physiquement, nous souffrons mentalement, c'est complètement insupportable de se savoir incapable de faire des enfants, de faire l'amour, tout le temps fatiguée. On semble être un fardeau pour notre époux et nos enfants pour celles qui ont la chance d'en avoir.

Je pense même qu'un suivi psychologique devrait être suggéré, et remboursé par la sécurité sociale, pour ces femmes.

Je souhaite une "bonne" continuation à toutes celles qui sont atteintes de cette maladie, en espérant que l'on trouve rapidement un traitement de choc, qui détruise définitivement cette saloperie.

Sabrina

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