Patricia - Endométriose à localisations multiples.
Je vais essayer de vous raconter mon histoire dans les moindres détails. J'ai 34 ans.
Tout à commencé en 1985. J'avais alors 17 ans. Je consulte un gynécologue pour
des problèmes de règles douloureuses. Nous habitions Aix-en-Provence à l'époque, et
je suis prise en main par un gynécologue qui me fait une coelioscopie et découvre
une endométriose utérine, mais rien de bien méchant. Mon endométriose est grattée
puis la vie reprend.
En 1990 je me marie, de cette union naîtra ma petite fille en 1991. Je prends la
pilule jusqu'en 1994, je décide de l'arrêter pour retomber enceinte.
Mais c'est en 1997 que tout va basculer. Aadmise aux urgences dans une clinique
qui se trouve sur Marignane (plus jamais là !), on décèle par le biais
d'une échographie un kyste ovarien gauche. L'opération doit se faire par
coelioscopie, mais vu l'étendue des dégâts, le chirurgien m'ouvre sur la
cicatrice de ma césarienne.
Résultat : ablation de l'ovaire gauche. Mais l'intestin est touché, alors
on décide de me refaire la paroi. L'enfer, j'ai vécu l'enfer. Mon ventre est
nettoyé mais malheureusement j'ai attrapé une infection nosocomiale et sors de
cette clinique qu'au bout d'un mois avec 10 kg de moins (41 kg pour 1 m68).
Ma vie n'est plus pareille. Ma maman prend le temps de rester auprès de moi
jusqu'à ma rémission.
En 1999, un autre tournant dans ma vie, je quitte mon époux qui ne m'a pas
soutenue durant ma souffrance et pour qui je n'ai plus de sentiments (et c'est réciproque).
Je me prends un appartement seule avec ma fille, qui est au collège maintenant. Je
travaille à mi-temps.
En 2000, je fais la connaissance de l'homme qui jusqu'ici m'a apporté tout ce
dont une femme peut rêver. C'est dans la logique des choses de vouloir donner un
enfant à un homme que l'on chérit plus que tout au monde. Il a lui aussi des
enfants, une fille du même âge que la mienne et un petit garçon de 7 ans.
Tous les trois s'entendent très bien et nous aimerions agrandir la famille.
Mais voilà, il y a un hic quelque part. J'ai fait une endométriose galopante
depuis 1997, et j'ai de nouveau recours à une coelioscopie en avril dernier.
Comble du désespoir, mon endométriose est tellement avancée que ma gynéco prend
peur et referme tout sans rien faire. Celle-ci me confie à une équipe médicale
qui se trouve à Marseille.
J'espère de tout coeur que ma fille n'en souffrira pas à l'âge adulte.
Page
précédente