Nathalie - Endométriose localisation et stade inconnus.
Bonjour à toutes
Après de longues recherches je vous ai enfin trouvé. Je recherchais un site tel que celui-ci depuis que mon endométriose a été diagnostiquée.
J'ai 25 ans et je sais que je souffre d'une endométriose depuis peu.
Mon histoire n'est vraiment pas banale, et je vous l'avoue, je n'aurais jamais pensé un jour me confier ainsi. Depuis toute jeune je me suis toujours plainte de maux de ventre et encore plus pendant les règles mais à l'adolescence les médecins disent que c'est normal à 14 ans.
A l'age de 17 ans et demi j'ai eu ma première expérience sexuelle. Malgré une grande complicité avec maman rien n'était prévu nous nous aimions et les choses se font naturellement. Nous avions fait un test avant et donc nous n'avons pas utilisé de préservatif. Trois semaines après j'étais opérée en urgence d'une grossesse extra utérine. Explication, manque de chance. Après un passage très difficile psychologiquement j'ai remonté la pente. Mais avec le temps les douleurs étaient toujours présentes et les relations sexuelles parfois insupportables. Certains médecins m'ont dit que c'était psychologique, d'autres que j'étais mal formée, enfin de médecin en médecin et après trois cœlioscopies, je me suis résignée et j'ai continué à vivre ainsi.
Et puis au mois de novembre dernier, souffrant de trop, j'ai de nouveau été consulter un autre gynécologue pour le xième fois. Le médecin m'avait demandé de venir avec mes comptes-rendus post-opératoire et le verdict est tombé.
L'endométriose, mot qui à 25 ans n'avait aucune signification pour moi. J'étais presque soulagée à la limite, de pouvoir enfin mettre un mot sur ces douleurs et ne plus passer pour une "petite nature". La suite a été beaucoup moins rose pour moi car je ne m'attendais pas au traitement, aux effets secondaires et à la mauvaise nouvelle quant à mes futurs grossesses.
J'ai commencé un traitement par pilule qui était Cézarette qui m'a rendu malade, vomissement, maux de tête et la douleur toujours présente. Depuis début mars j'ai commencé un nouveau traitement par injection Enantone une fois toutes les 4 semaines renouvelable 3 fois. Suite à ses trois injections je reprendrai une pilule. Les injections me mettent en ménopause artificielle avec tout le reste.
Je sais que comparé à beaucoup d'entre vous, mon cas est minime dans le sens ou apparemment c'est une petite endométriose et que le traitement est mois lourd peut être comparé à celui que subisse certaines d'entre vous.
Mais je vous écrit en larmes. Je suis fatiguée, épuisée de devoir sans arrêt garder le moral car cela me permet de tenir à 90% tous les jours. J'ai des difficultés à créer une vie de couple, raison pour laquelle je vis toute seule. Comme le décrit si bien Delphine, il est difficile de demander à un homme de supporter nos changements d'humeurs permanents, notre manque de patience.......en plus de tout cela il y a les saignements. J'ai un ami mais il ne participe en rien, par choix personnel, à mes visites chez le médecins, mes recherches pour comprendre et savoir.
J'ai des parents formidables qui m'entourent de tout leur amour et m'écoutent quand je craque mais le fait de communiquer avec vous me permet de me sentir moins seule.
Lorsque mon problème est devenu de plus en plus important et imposant dans ma vie de femme, je vivais en couple. Mon ancien ami m'a dit que je ne pourrais jamais rendre un homme heureux , aussi bien dans une vie de couple de tous le jours, que dans une vie d'homme car le souci d'avoir des enfants plus tard se pose. Ma GEU étant probablement due à mon endométriose. Que dire à un homme quand vous avez 25 ans, un traitement qui dure 3 mois et qui vous met en ménopause avec des bouffées de chaleurs, des frissons, une perte de libido et des changements d'humeurs. Je ne me sens pas femme au jour d'aujourd'hui et malgré un optimisme énorme et une grande joie de vivre, car je sais qu'il existe d'autres cas bien plus grave, je vous l'avoue je déprime parfois et j'assume assez mal cette maladie.
Je me sens presque tel un animal de foire qui doit se protéger pour ne pas être montré du doigt.
J'ai le sentiment que je me plains depuis toute à l'heure, mais ces confidences m'ont permis de me soulager et de me sentir moins seule (malheureusement).
Je vous remercie d'avoir un site tel que celui-ci et si jamais certaines d'entre vous souhaite se confier ne vous genez pas, j'ai une crise de déprime tous les 36 du mois et j'ai trouvé votre site juste ce jour là.
Je ne peux pas donner de remède miracle ou envoyer l'image d'un bonheur parfait d'une femme soulagée de sa maladie, mais je suis heureuse d'avoir découvert un site tel que celui-ci qui nous permet de nous soutenir mutuellement et nous comprendre. Cela nous permet aussi de nous soulager avec d'autres personnes que notre famille, nous donnant l'occasion peut être aussi, de nous sentir moins coupable de leur infliger parfois une image peu glorieuse de nous dans nos mauvais moments. Gardons le moral, soyons optimistes et profitons de la vie un peu plus chaque jour en attendant le fameux remède miracle.
Merci à vous toutes et à bientôt.
Nathalie
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