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Mélanie- Endométriose stade IV

Je m'appelle Mélanie et j'ai 26 ans. Le témoignage de Ninon m'a beaucoup touchée car nos histoires se ressemblent étrangement.

On a découvert mon endométriose il y a trois ans, très tardivement, alors que je souffre de douleurs atroces lors de chacun de mes cycles et ce depuis l'âge de 12 ans (mes premières règles, un calvaire...). J'avais consulté de nombreux gynécologues, mais aucun ne m'avait jamais parlé d'endométriose. J'ai testé un nombre incalculable de pilules, sensées limiter la douleur au moment des règles. Mais aucune n'a jamais fait effet sur mes contractions utérines violentes.

Desespérée et aidée de mon ami (aujourd'hui mon mari), j'ai spontanément décidé, il y a trois ans, de me rendre au service des urgences de l'hôpital le plus proche de mon domicile, afin que ma douleur soit enfin prise en compte. J'étais pliée en deux et l'interne qui est venue me voir a tout de suite prononcé le mot d'endométriose, chose qui s'est vérifiée lors de la coelioscopie qu'ils ont réalisée deux jours plus tard.

Une endométriose stade IV a été détectée mais, heureusement pour moi, les organes ont pu être "nettoyés" sans que des dommages trop importants ne soient rapportés. Ont suivi trois mois de traitement au Décapeptyl ainsi qu'une année entière de Lutényl (pas de règles = le bonheur !).

Nous espérions qu'à l'arrêt de ces traitements la douleur se serait estompée, mes organes ayant été mis au repos. De plus, nous avions évoqué notre désir d'enfant dès le départ. Mais la douleur a recommencé, plus virulente que jamais, accompagnée de crachements de sang le premier jour des règles (à Lyon, cinq cas similaires ont été répertoriés, mais c'est apparemment très rare et du à une lésion d'endométriose qui aurait migré dans mes bronches ou je ne sais...) avec effet dévastateur sur mon moral et celui de mon mari et de réels soucis à gérer la situation par rapport à mon employeur...

En février 2000, nous avons décidé de nous marier, j'ai alors pris la pilule en continu pour éviter de me gâcher ce moment inoubliable. Mariée en juillet, j'ai arrêté la pilule en août 2000 afin de faire un enfant. Malheureusement, les douleurs atroces ont repris de plus belle et toujours aucune grossesse à l'horizon...

A bout de patience et de nerfs, j'ai décidé d'entreprendre des démarches afin de faire reconnaître mon problème comme un handicap (deux jours minimum d'absence par mois, difficile à gérer lorsque l'on a une activité salariée) et nous avons pris rendez-vous en octobre 2001 chez deux spécialistes de l'infertilité. Ils ont tous les deux consulté mon dossier médical et sont arrivés à la même conclusion : 1% de chances seulement que nous réussissions à faire un enfant sans passer par la PMA or seule une grossesse permettrait la rémission de ma maladie... Afin de confirmer le diagnostic, une coelioscopie a été programmée pour fin janvier 2002. Nous étions abattus et l'idée de la FIV a commencé à faire son chemin.

Je souhaite terminer ce témoignage en vous disant que j'ai découvert, le 27 novembre, que j'étais enceinte d'un mois et que j'ai aujourd'hui atteint deux mois de grossesse sans aucun souci à signaler. J'attends avec impatience ma première échographie, programmée le 7 janvier 2002, afin de faire connaissance avec mon bébé miracle...

Quelques mois plus tard...

Bonjour,

Pour faire suite à mon témoignage laissé fin décembre, j'ai le grand bonheur de vous annoncer la naissance du petit Anton, le 27 juin 2002 (accouchement déclenché avec un peu plus d'un mois d'avance). Le bébé se porte très bien et la maman a bien eu son retour de couches... sans douleur pour le moment !Pourvu que ça dure, j'ai espoir et gardez courage !

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