Lucie - Endométriose stade et localisation non précisés.
Bonjour à toutes,
J'ai souvent consulté ce site, pour y trouver du réconfort.
Avant de me faire diagnostiquer, l'endométriose était une maladie dont
j'avais entendu parler mais, naïvement, je me croyais épargnée parce
que je pensais qu'elle se déclarait avec les premières règles et les
miennes ne m'avaient jamais réellement posé de problème, alors...
J'ai la chance d'habiter dans un pays anglo-saxon où l'endométriose
semble plus connue qu'en France (au point où des affiches donnant un
numéro d'appel gratuit en relation avec l'endométriose sont parfois
mises dans le bus !), et c'est donc mon médecin généraliste qui le
premier a prononcé le "mot". Au départ, j'ai totalement refusé le
diagnostic et suis même allée jusqu'à faire une coloscopie (chez moi
l'endométriose se traduit par des douleurs abdominales, un problème
de transit intestinal et des douleurs de dos). Celle-ci n'ayant rien
donné, je me suis donc résolue à suivre le conseil de mon médecin et
j'ai eu une cœlioscopie quelques jours avant Noël 2001. Et voilà,
endométriose. Soulagement de savoir d'où viennent ces douleurs
inquiétantes et déception : pas de traitement à proprement dit.
L'approche anglo-saxonne semble très différente de la française.
Comme je le disais, les médecins sont mieux informés et des
campagnes d'information ont lieu régulièrement (dossier de presse
dans un magazine féminin au moins une fois par an) grâce aux efforts
de certains gynécologues spécialisés dans l'endométriose (à qui je tire
mon chapeau en passant).
La différence principale est que les spécialistes d'ici essaient d'éviter
les traitements hormonaux le plus possible. Après mon opération, je
pensais que je devais en suivre un mais le chirurgien m'a dit qu'en
théorie j'avais été "traitée" et qu'a priori le traitement hormonal
n'apporterait rien de plus. Les douleurs sont revenues environ trois
jours après l'opération, une fois l'effet de la morphine dissipé...
Les médecines alternatives sont très populaires ici et comme je ne
voulais pas me lancer dans un traitement hormonal, ça tombait bien.
En gros, ce que j'essaie de dire c'est que la solution médicamenteuse
semble être la seule recommandée en France (d'après les
témoignages que je peux lire), alors qu'ici, les spécialistes vous
recommandent également de faire attention à votre hygiène de vie, ce
que j'ai fait. J'ai arrêté de fumer, je vais à la gym trois fois par semaine
depuis presque 1 an et demi, je mange moins de viande rouge (qui
semble-t-il exacerbe l'inflammation causée par l'endo) et plus
d'aliments riches en oestrogène, je bois très modérément, j'essaie de
suivre un rythme régulier et de ne pas trop stresser au boulot... Pas
facile, je sais, il faut faire preuve d'une énorme volonté et de
persévérance. J'ai également suivi un traitement d'acupuncture pour
rééquilibrer mes niveaux hormonaux.
18 mois plus tard, même si mes symptômes n'ont pas totalement
disparu, je vais beaucoup mieux et surtout j'ai pris le contrôle, ou tout
du moins autant de contrôle que je pouvais en avoir, sur cette maladie.
Je n'essaie pas de faire la promotion des médecines alternatives (je
souris moi-même parfois au discours que me tient mon acupuncteur),
je veux simplement partager mon expérience en espérant qu'elle
aidera certaines d'entre vous !
Bon courage
Lucie
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