Karine - Douloureuse expérience aux urgences.
Bonjour,
J'ai des problèmes de dysménorrhée, depuis mon adolescence.
Mon endométriose n'a été diagnostiquée qu'en 1997 par mon gynécologue actuel très à l'écoute des femmes.
Mais avant, dès que je parlais de souffrance pendant les règles et en dehors des règles le plus souvent, les médecins et urgentistes me prenaient pour une affabulatrice, alors que j'étais plié en 4 et que les antalgiques courant ne calmaient pas les douleurs.
En lisant votre article sur l'endométriose, je ne suis pas d'accord sur un point.
A chaque fin de grossesse mon endométriose devenaient de plus en plus douloureuse ; J'avais l'impression d'accoucher avec des pics de douleur plus importants qu'une contraction aussi bien dans la durée de celle-ci. Je pouvais rester des mois avec cette douleur constante plus ou moins aiguë, en fait je ne savais pas vivre autrement qu'avec cette douleur.
Après traitement, il m'arrivait d'avoir quelques mois de répits cela fait seulement 2 ans que je vis presque sans douleurs. Elle revient au moment où je pense enfin être "débarrassée d'elle" dans un sens.
Jusqu'à présent nous avons repoussé l'opération de l'ablation complète de mon utérus et de mes ovaires, chose qui était très délicate il 4 ans de cela.
La souffrance et les traitement ne faisaient rien, mon gynécologue me demandait de tenir le plus longtemps possible pour éviter cette opération avant mes 35 ans.
Ensuite vu les complications et les effets secondaires découverts après cette opération, il s'avère que je dois encore tenir le plus longtemps possible.
Il y a des moments où cela est plus facile que d'autre, mais aujourd'hui je suis traitée et suivie et surtout écoutée, par mon gynécologue, seule personne intelligente en 1997 pour avoir prit mes douleurs et ma détresse au sérieux.
Ensuite il m'a fait une célioscopie qui a confirmé ses craintes.
En janvier 2004 mon endométriose s'est réveillée d'un coup avec des pics de douleurs indescriptibles (échelle de douleur 10), mon médecin m'avait prescrit de la morphine pour la maison, solution que je n'envisage qu'à la dernière minute, et quand tout autre antidouleur ne calme pas mes crises.
Je suis une personne qui ne prend des médicaments que lorsque je ne peux plus gérer seul les douleurs. Mais cette fois-ci, je n'en avais plus, vu que j'avais été tranquille depuis un an, donc je n'avais pas pensé à en redemander, à mon gynécologue.
Étant seule avec mes 3 enfants, je me traîne lamentablement à l'hôpital st Joseph à Marseille non loin de chez moi.
J'avais pris ma voiture, et je priais très fort pour arriver à bon port sans autre souci entre deux grosses crise.
Arrivée au service d'urgence, je tombe sur un femme interne.
Je lui explique que j'ai une endométriose déclarée et diagnostiquée depuis 1997.
Que les douleurs sont insupportables et que les médicaments antidouleur ne calment pas. Que j'avais un dossier d'hospitalisation en polyclinique d'urgence chez eux et que malheureusement pour moi je n'avais plus de morphine chez moi, et que je ne pouvais faire autrement que d'être là alors que mes enfants étaient chez moi.
A partir du moment ou j'ai parlé de morphine, cette interne a commencé à me parler mal et de façon irrespectueuse, elle ne m'écoutait plus ; j'étais à ses yeux qu'une affabulatrice en manque de morphine pour son petit shoot.
Soit disant après la pose du cathéter et soit disant de calmants suffisamment forts pour calmer la douleurs pas voix veineuse tout irait pour le mieux. Seulement cette petite dame ma prise pour une idiote.
Depuis le temps je connais bien tout les effets des antidouleurs, et après lui avoir signalé que les douleur étaient toujours au plus haut, selon ses dires, elle m'avait injecté de la morphine.
Au bout d'un moment je vois bien qu'elle m'a menti, et je la demande à nouveau.
Voilà que cette gentille interne me crie dessus dans l'état où j'étais je ne me sentais pas au mieux de ma forme pour faire un bras de fer avec une interne mal lunée et incompétente et qui n'est même pas capable d'écouter sa patiente.
Je lui dit qu'elle outrepassait ses droits et que je voulais voir un autre interne, voire médecin et qu'elle veuille bien chercher mon dossier d'hospitalisation qui confirme mon état.
Elle refuse et continue a me crier dessus à un moment, je l'entends même dire à une infirmière qu'ont devait calmé cette hystérique.
L'infirmière qui s'occupait de moi était navrée de l'attitude de cette interne et de son comportement, mais ne pouvait intervenir, chose que je comprenais aisément.
En plus pas de chance pour moi, la voie veineuse posée à la pliure de mon bras gauche déclenche une douleur atroce et son engourdissement. Je dis à l'infirmière et l'interne que ce n'est pas normal ; elle continue à ne pas m'écouter et revient avec une injection de morphine soit-disant.
Seulement je connais bien les ampoules de morphine et en regardant l'infirmière préparer l'injection, je vois bien que cela n'en est pas. Je refuse obstinément que cette interne me touche et m'injecte quoi que soit d'autre. Et demande un autre médecin qu'elle refuse d'ailleurs.
Voyant que je n'étais absolument pas écoutée ni que l'on voulait me soigner correctement, pour mon endométriose, puisque cataloguée comme drogué parce que j'avais fait la bêtise de dire que je n'avais plus de morphine chez moi.
Alors que chaque fois que j'en ai pris ou que les crises ne passaient pas, je téléphonais au
15 pour leur expliquer la situation c'est même eux qui me poussaient à me faire hospitaliser
en 2003, voyant que la morphine à la maison n'était pas efficace.
Voyant que je ne serai pas écouté ni soigné, j'ai retirer la perfusion et suis rentrée chez
moi comme je suis venue.
Je suis restée enfermée chez moi avec des pics de douleur de 10 en pleurant et refusant que
tout médecin s'approche de moi et me soignant seule avec ce que j'avais sous la main puisque
l'effort que j'avais fourni pour aller et revenir de l'hôpital, ne m'en donnait plus pour
aller chez mon gynéco, ou un autre hôpital, je ne voulais qu'une seule chose être chez moi,
près de mes enfants, en priant que mon endométriose se calme au plus vite.
Je n'oublierai jamais cette interne, ni le mépris qu'elle a eu envers moi, tout cela parce qu'elle n'a pas reconnu ma maladie.
De nos jours nous sommes encore confrontées à ce genre d'internes.
Je suis contente que l'endométriose soit enfin reconnue, j'espère de tout coeur que personne ne vivra ce que j'ai vécu ce jour là dans cet hôpital, qui était sensé m'écouter et me venir en aide.
Mes respects
Karine
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