Emmanuelle - Ni folle, ni hypocondrique mais atteinte d'endométriose.
J'ai deux enfants, 15 et 8 ans. Mes règles sont hémorragiques et douloureuses
depuis l'adolescence. J'ai toujours eu un utérus fibromateux, des kystes aux
ovaires opérés trois fois (dont deux fois au cours de mes césariennes).
J'ai eu un curetage en décembre 2001 pour endomètre trop épais.
Depuis cette date, bien que n'ayant plus de règles (traitement Lutényl 2
comprimés par jour), je souffrais beaucoup du ventre, particulièrement à
droite, dans la hanche.
Les échographies ne montraient rien.
Mon médecin généraliste me prenait pour une enquiquineuse, il m'a mise sous
anti-dépresseurs. J'ai été au centre anti-douleur de ma région, qui eux aussi,
m'ont donné des anti-douleurs et anti-dépresseurs, et rien d'autre !!!
Début 2003, le médecin du travail me conseille de changer de médecin.
Ce que je fais. Et là, il m'envoit directement chez un chirurgien spécialiste
en gynécologie.
Cœlioscopie début octobre 2003 : endométriose étendue (trompes, ovaires,
appareil urinaire, intestins...). Le soir de l'opération, il me dit : "Vous
aviez de sacrées raisons d'avoir mal !"
J'ai eu une piqûre d'Enantone début novembre. Le chirurgien a dit qu'il n'avait
pas pu enlever toutes les cellules endométriosiques.
Aujourd'hui, je redoute de reprendre le travail, car les douleurs n'ont pas
totalement disparu.
J'en veux au nombre de médecins qui m'ont prise pour une "folle" ou
une "emmerdeuse" depuis des mois !
Voilà.
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