Emilie - Le début du cauchemar.
Cela fait plusieurs mois maintenant, que l'on m'a découvert cette maladie qui me fait l'effet comme l'épée de Damoclès au-dessus de la tête...
Pour expliquer un peu mon terrain gynécologique, depuis que je suis réglée, cela fait 12 ans maintenant, j'ai toujours eu beaucoup de douleurs assez importantes, des contractions à chaque période de menstruations. Et chaque fois le même diagnostic : " c'est normal que les règles soient douloureuses, vous avez des kystes et c'est çà qui donne des douleurs mais c'est normal ".
Et puis en Juillet 2004, suite à une crise de douleurs plus importante que les autres, on m'a hospitalisée pendant une semaine, pour m'entendre dire au bout de deux jours que je simulais ma douleur. Finalement on m'a fait une coelioscopie pour découvrir que j'étais atteinte d'endométriose, que j'avais des adhérences pourtant au niveau des ovaires, et que ça ressemblait à des cordages de tableau et qu'il me présentait des excuses pour ne pas avoir pris en compte ma douleur...
Donc on m'a donné des médicaments pour me mettre en ménopause artificielle pendant 6 mois. J'ai cherché un bon praticien pour me suivre dans ma maladie mais, au lieu de ça, on a préféré me donner des hormones qui m'ont rendu folle, je ne vous parle pas du caractère... Ma vie de couple est devenue un enfer. De plus, personne à l'époque de mon opération ne m'a donné d'explications sur cette maladie. Donc je me retrouve à être suivie par un praticien incapable de me traiter correctement dans cette maladie. Puis on a fini par une nouvelle crise de douleur au mois de février. Donc mon ami m'emmène aux urgences gynécologiques de Beaujon pour toujours y rester une semaine, pour n'aboutir à rien au niveau des anti-douleurs, et le comble c'est que l'on finit par me donner de la morphine pour dire que je les laisse tranquille, et avec des somnifères. Aucun des internes que j'ai vu ne m'a fait de compléments d'examen, si ce n'est me dire que c'était trop tôt pour une nouvelle coelioscopie.
On a fini par me faire transférer de force en unité psychiatrique car mon cas ne les intéressait pas. Après une journée à me battre pour me faire entendre sur ma maladie, j'ai fini par voir le patron du service de gynécologie qui me suis aujourd'hui mais qui ne peux réellement rien faire au niveau de ma maladie pour la douleur...
Chaque mois je me retrouve avec le ventre d'une femme enceinte de 4 mois, et des douleurs dont je ne trouve même pas de mots pour définir leur intensité et, à chaque fois, c'est la même chose : on ne peut rien faire à part me dire que c'est une maladie très contraignante et qu'il n'existe pas au jour d'aujourd'hui de médicaments qui permet de vivre une vie normale...
Sincèrement, par moment je me demande ce que j'ai bien pu faire pour mériter çà. D'un côté on se retrouve seule dans une bataille qui est perdue d'avance car il n'existe pas de traitement réellement conséquent pour traiter la maladie. De plus, on se retrouve face à des médecins qui vous considèrent comme une personne dépressive et parfois même ne connaissent même pas cette maladie et vous regardent comme un extraterrestre.
Heureusement que je suis tombée par hasard sur votre site et que j'ai entrevu un peu d'espoir en voyant que je n'étais pas seule dans ce cas, car cette maladie, je ne sais pas pour vous, mais pour moi, je l'ai entrevue comme la fin d'un rêve, celui de la maternité, même si tout le monde vous dit que c'est tout de même possible, on sait inévitablement que ce ne sera pas facile, et on se sent d'autant moins femme...
Merci d'exister, vous êtes une bouffée d'oxygène dans les méandres de cette maladie qui peut détruire tous vos rêves, ...
Emilie 24 ans.
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