Dominique - Endométriose pelvienne et ovarienne stade II
Bonjour,
Voici un témoignage de Belgique. Je m'appelle Dominique, j'ai 31 ans et une
endométriose stade II a été diagnostiqué chez moi à l'âge de 22 ans.
Depuis mes 19 ans déjà, je souffrais de douleurs abdominales difficilement
supportables. Je n'avais qu'une semaine de "non douleur", il s'agissait de la
semaine qui suivait la fin de mes règles. Règles qui étaient plus qu'anarchiques
(un cycle de 28 jours suivi d'un cycle de 54 jours, etc.) !
Les visites chez le médecin se soldaient souvent par une impression que
"tout se passait dans ma tête". Localisée du côté droit, les médecins
pensaient à une appendicite que les examens ne révèlaient pas ... puisque ce
n'en était pas une !
Faisant mes études d'infirmière, j'ai découvert l'existence de l'endométriose
lors d'un cours de gynécologie. A partir de ce moment (j'avais 20 ans) j'ai noté
tous les symptômes que je ressentais, et après un an de recherche sur moi même et
"d'écoute corporelle", je suis allée consulter un gynécologue qui m'avait été
renseigné par mon médecin traitant, et je lui ai exposé ma vision des choses, c'est
à dire, que je pensais souffrir d'une endométriose.
Ce gynécologue m'a d'abord conseillé des anti inflammatoires "ayant une action
plus spécifiques sur les affections type endométriose" et, au vu de la bonne
réponse à ces anti-inflammatoires et aux examens préliminaires où il suspectait
déjà des lésions endométriales au niveau du ligament utéro-sacré, une endoscopie
fut effectuée.
Résultat : endométriose confirmée sur le ligament utéro-sacré, dans le cul-
de-sac de Douglas (droite et gauche), multiples kystes tapissant le péritoine
et un kyste aussi gros que l'ovaire sur le dit ovaire droit... mon appendice était intacte.
Il s'en est suivi six mois de traitement de "ménopause artificielle" avec tous
les désagréments que cela peut comporter, sautes d'humeur, dépression, bouffées
de chaleur toutes les 20 minutes (j'ai fini par les chronométrer...), sécheresse
vaginale, et j'en passe des meilleures... Une situation pas très gaie quand on a
22 ans ...
Ensuite, interdiction d'être en contact avec des oestrogènes, d'où "cure non-stop"
de progestatifs hautement dosés, c'est à dire : aménorhée (ça on peut se faire
à la chose), augmentation de la pilosité (pour les cheveux c'est bien, pour les
poils c'est autre chose), surveillance du poids qui peut facilement augmenter
si l'on n'y fait pas attention, migraines (chose que je ne connaissais pas
"avant" les progestatifs à haute doses, etc.
Ce tableau peut paraître difficile à supporter, mais s'il m'arrive d'oublier
cette "super pilule" ou de ne pas avoir su l'assimiler correctement (en cas de
gastro entérite par exemple) les douleurs font rapidement leur réapparition
et l'endométriose risque de reprendre le dessus...
En ce qui concerne une éventuelle grossesse, la question ne se pose pas dans
l'immédiat, mais les risques d'infertilité ou de grossesse extra-utérine sont
présents. Comme me disait mon gynéco, le jour où je tenterai de concevoir un
enfant, le "top" serait d'être fécondée dès la première ovulation. Mais ça, ce
n'est pas donné à tout le monde et à mon âge, ma fertilité commence déjà à
décroître. Alors il reste l'espoir...
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