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Chrystèle - Endométriose pelvienne, stade non connu.

Tout d'abord un grand merci pour votre site et votre association, je me sens moins seule grace à vous. Je vous laisse mon témoignage qui pourra j'espère être utile.

J'ai 30 ans et je souffre d'endométriose depuis 5 ans (peut être plus mais le diagnostic est tombé début 98). J'ai toujours eu des règles douloureuses et dès 1997 des problèmes de saignements entre les cycles. A l'époque, ma gynéco associait cela à la pillule que pourtant j'avais toujours bien supportée... Toujours est-il qu'après une enième visite à son cabinet le 29 décembre 97, j'ai été opérée d'urgence le 10 janvier 1998 suite à des douleurs qui résistaient à tout médicament... Comment avait-elle pu me laisser un an sans examen ?

Bref, coelioscopie en urgence avec inflammation de tout l'appareil génital et début d'hémorragie, douloureux, 1 semaine de clinique et 3 semaines d'arrêt. Le gynéco qui m'opère me parle alors d'endométriose, et m'explique la maladie. Je crois que je ne me suis pas rendue compte des conséquences que je mesure mieux aujourd'hui. Décapeptyl et les joies de la ménopause, à 26 ans c'est presque comique !

Visite de contrôle et echographie pour m'entendre dire qu'une seconde intervention est nécessaire pour vérifier l'efficacité de la première. C'est donc reparti en juillet 98. En pleine coupe du monde de foot je suis encore à la clinique... Le gynéco me parle d'adhérences dans tout l'abdomen, bref pas joli joli.

Après Décapeptyl, visite de contrôle et échographie, il commence à me mettre en garde sur une future grossesse qui risque d'être difficile vu l'état de mon appareil génital. Et là, je commence à comprendre que l'endométriose peut avoir des conséquences plutôt graves... Donc, arrêt de la pillule que de toute façon je ne supporte plus et comme rien ne se passe, 1er traitement hormonal avec courbes de température, sans succès. Toujours avec ces saignements quasi continuels entre les cycles, super agréable... et surtout anémie garantie.

Hystérographie pour vérifier l'état des trompes, pas vraiment en bon d'ailleurs. Echographie et surprise, un kyste sur l'ovaire de 35mm, qui 6 mois après atteint gentiment 65mm. Donc, on décide de l'enlever, troisième coelioscopie en novembre 2000. C'est toujours douloureux et en plus j'ai droit à une sonde urinaire et un drain, en plus de la perfusion. J'ai des tuyaux partout ! Le compte rendu opératoire fait état d'une quasi nécessité de passer par une PMA pour tout désir de grossesse. Bon, ça se complique.

Rendez-vous pris avec le spécialiste FIV et le parcours du combattant commence : examens, paperasses, et je commence ma première tentative en mars 2001. Piqûres d'hormones, échographies... Tout cela pendant un mois pour arriver à une hyperstimulation qui nous oblige à tout stopper et à prendre des hormones pour faire l'effet inverse, pas facile. Le docteur m'envoie alors chez un endocrinologue car ma réaction est sûrement liée à un problème d'insuline ! Décidemment rien n'est simple. Les examens de sang confirment un excés de fabrication d'insuline d'où un déréglement hormonal, bon, régime sans sucre (moi qui adore ça).Rendez-vous dans 4 mois pour voir si cela s'est arrangé, ce qui voit mon désir de bébé retardé, dur sans parler des saignements incessants au cas où j'oublierais mon endométriose! 

Septembre 2001, l'endocrinologue est satisfaite et mon docteur en FIV me lance dans ma 2ème tentative (enfin), nouveau traitement, piqûres, échographies, déclenchement de l'ovulation et ponction des follicules sous anesthésie générale. La suite de la ponction est douloureuse, ballonnement assez important, je décide d'aller voir mon docteur deux jours après, pressentant que la douleur n'est pas normale. Effectivement, une hyperstimulation (encore) m'oblige à être hospitalisée 1 semaine. La FIV a quand même donné un embryon qui est replacé,et j'espère de toutes mes forces que ça va marcher ! Malheureusement, 10 jours après, mes règles m'enlèvent tout espoir... Tout ça pour rien.

Rendez-vous pris début décembre, le docteur FIV m'annonce qu'un autre traitement pourrait s'avérer dangeureux et qu'une coelioscopie semble nécessaire pour nettoyer l'endométriose avant une nouvelle tentative. Dur, très dur pour le moral. Voilà où j'en suis actuellement, mon opération est prévue fin janvier 2002 et j'ai toujours autant envie d'être maman. Même si ce n'est pas facile j'essaie de garder espoir et d'y croire. Alors à toutes celles qui souffrent d'endométriose : BON COURAGE.

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