Christelle - Diagnostiquée par un gastro-entérologue
Bonjour,
Je m'appelle Christelle et je complète aujourd'hui un précédent témoignage.
Il s'avère que pour ne pas faire encore la normalité que mon compagnon est atteint d'une oligoasthénozoospermie ... cumul agréable avec l'endométriose.
Le 10 juin dernier à 12h30, j'ai subi une première insémination par mon gynécologue de ville. Ça ne s'est pas bien passé du tout. Immédiatement après l'insémination et jusqu' à 13h30, je suis restée au cabinet de mon médecin : j'ai eu de violentes douleurs pelviennes type règles douloureuses par 10. Je suis allée par ma propre initiative et mes propres moyens aux urgences à l'hôpital : Morphine, Spasfon, et Paracétamol. Le diagnostic : contractions utérines liées sans doute au touché de la canule sur la paroi utérine.
Les 11, 12 et 13 juin, j'ai eu divers symptômes allergiques : difficultés respiratoires, démangeaisons, boutons, urticaires etc.
Ce jour, je viens de faire des tests d'allergie médicamenteuse. Je suis allergique au produit B2, soluté de préparation du sperme ... Un cas sur combien ???? (ça ne se compte même pas). Ce soluté contient entre autre de l'albumine bovin et de la Pénicilline (antibio que j'ai déjà eu l'occasion d'avoir). Réaction très franchement positive, rien d'étonnant compte tenu des douleurs que j'ai subies.
Voilà, j'angoisse, parce qu'il existerait un autre produit de préparation pour les FIV, mais pour les inséminations qu'en est-il ? Je le saurai au mois d'août, au rendez-vous avec un gynécologue à l'hôpital, car bien évidemment il est définitivement hors de question que je consulte le même gynéco qui n'a pas été capable de m'appeler un taxi ou une ambulance alors que j'étais en souffrance.
A plus tard
Christelle
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Bonjour,
J'ai découvert votre site associatif hier.
Cela fait maintenant 3 ans que j'ai été diagnostiquée "endométriosique". Cela fait 3 ans que j'ai fait l'autruche en me contentant des informations arrachées à mon gynécologue.
Et cela fait 3 ans que j'ignorais tout de la maladie, surtout en ce qui concerne la fatigue.
De mes 19 à 26 ans, j'ai changé 4 fois de gynéco, car il semblerait normal qu'une femme ait des métrorragies 3 semaines sur un cycle de 4 semaines : banalement hormonal et actionné par l'effet du stress. Et même s'il y a une majoration des douleurs pendant les règles : c'est normal ! Ovaires sensibles ... mouais ... du pelvis jusqu'aux côtes, des douleurs, crampes, lourdes et vives, avec des remous intestinaux ... l'accouchement sans péridurale doit être dans les mêmes proportions. On dit que l'on s'habitue à la douleur ... on ne s'y habitue pas, on est forcé de la gérer.
J'avais également une douleur me prenant à n'importe quel stade du cycle au niveau de la hanche gauche irradiant dans le dos, apparaissant en station debout prolongée ... de 10 minutes (agréable pour faire des balades pendant les vacances).
A la suite de mon diagnostic j'ai changé également de généraliste à cause du "c'est normal tant que vous ne changerez pas de travail".
Janvier 2002
Sans recommandation particulière, j'ai consulté une gastro-entérologue car j'avais des constipations de plus en plus régulières avec des douleurs à la défécation. Cette dame, m'a prise en charge immédiatement (miracle) avec programmation d'une coloscopie et régime sans résidus.
A l'examen elle découvre une inflammation de la valve de bowen (jonction entre le grêle et le colon).... coup de bol : l'endoscope ne peut pas aller plus loin !!
Il s'en suit une écho, ... ras, une radiographie du transit ... ras ... mis à part de la part du radiologue un "c'était pas la peine d'insister pour venir si rapidement ... tout est normal".
La gastro-entérologue, était inquiète car les examens sanguins relatifs à sa spécialité étaient normaux. Elle m'a dit "on va passer directement à la coelio".
A la coelio : youpi ! J'ai averti le chirurgien qu'en cas d'élément suspect qu'il fallait faire le nécessaire tout de suite car je ne remettrai pas de sitôt mes "fesses" sur le billard ... en plaisantant ...
Ben ... il a fait le nécessaire ... 4 heures sur la table d'op.
Mon appendice essayait de faire une percée au niveau de la jonction iléo-coecale, bien au chaud grâce au tapis de sang colmaté sur la paroi de l'intestin. L'inflammation lors de la coloscopie était due à cette invagination et expliquait mes constipations.
Allez hop, on chipote pas : on enlève le tout. Anastomose en direct du colon et du grêle, et je ne risque pas l'appendicite (au moins une bonne chose). Heureusement que le chirurgien était un bon ! Il n'avait jamais vu cela, et ravi de m'annoncer que c'était dû à une endométriose.
Mot magique inspirant les questions lorsque l'on est dans les vapes au réveil avec la morphine. Il s'en suivra 6 jours de jeun et je peux vous assurer que le bouillon maigre, clair et insipide des service hospitaliers n'a jamais été aussi délicieux de toute ma courte vie !
La suite : chez le gynéco ... on va commencer un traitement hormonal créant une ménopause... Je me suis excusée pour lui demander des explications "c'est quoi l'endométriose". Il a réussi à me consacrer enfin 10 minutes pour m'expliquer posément qu'on ne savait pas d'où ça venait, que j'aurai ça à vie avec plus ou moins des complications ou non. Arracher des explications. Bref : Enantone, Utrogestan, Estréva pendant 6 mois. Plus de douleurs : un régal. Ensuite pilule contraceptive.
Le diagnostic a été établi en 1 mois, suite à une initiative personnelle de consulter un spécialiste.
Depuis un an j'ai arrêté la pilule car je veux avoir un bébé, je n'ai plus de douleurs hormis pendant les règles : comme avant, pendant mon adolescence, presque rien.
Mais j'avoue que les éléments d'information du site m'ont effrayée hier, la stérilité, et tous les cas de figures envisageables de la maladie. Je dois consulter mon gynéco dans quelques mois pour justement faire les examens nécessaires si la voie naturelle ne fonctionne pas. Je ne m'étais pas mis la pression jusqu'à présent, mais là ... A bientôt 30 ans il est temps que je m'affole.
Par contre ce qui me rassure c'est que mon état de fatigue permanent, qui finalement est un état d'être maintenant, je n'en parle même plus parce que les toubibs me conseillent des anti-dépresseurs (ça va au travail ? à la maison ? vous avez des objectifs) .... Et je prend du magnésium en quasi permanence. Je veux juste avoir un sommeil récupérateur ! Si c'était psychologique je ne me serais pas chopée une pneumopathie (40°, céphalées +++ 1 an et 3 mois après l'intervention). "Ha vous devez vraiment être fatiguée pour avoir attrapée une pneumopathie" sans blague je ne le savais pas ! 15 jours d'antibio massifs et 8 semaines d'arrêt, et vlan ! Je peux enfin donner un nom à ma fatigue qui me rend la vie plus que pénible.
Ce qui m'étonne davantage c'est que beaucoup, pour ne pas dire tous les témoignages relatent, des négligences quant au diagnostic. Les médecins ne suivent-ils pas de cours dans des facultés, ne doivent-il pas suivre des formations continues dans l'année. L'endométriose n'est pas si rare que cela finalement, alors pourquoi ce manque d'intérêt et d'information auprès du public.
Malgré tout il faut positiver les filles !! La douleur de ma hanche était toujours présente après l'intervention, cela a été résolu par une manip de chiropractie : mon bassin avait basculé, rien à voir avec l'endométriose ... y'a pas que l'endométriose dans la vie !!!!! Rassurant non !
Courage.
Christelle, bientôt 30 ans
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