Charlotte - Un diagnostic difficile à établir.
Bonjour,
Je m'appelle Charlotte, j'ai 22 ans et je suis sortie aujourd'hui de l'hôpital aprés 3 jours d'hospitalisation. On m'a fait une cœlioscopie...
Je reprends les faits. Depuis mon accouchement en 2004, j'avais des soucis avec mes règles : c'était très irrégulier et l'abondance était assez variable. Je suis allée de gynéco en gynéco. On me parlait de mon corps qui essayait de se remettre de cet accouchement, et qu'il fallait du temps pour certaines femmes. J'étais en quelques sortes rassurée.
Puis de douleurs en douleurs, de conflits en conflits avec mon conjoint (les rapports étaient quasiment inexistants du fait de ces douleurs trop importantes), on m'a par hasard parlé d'une gynéco dans ma ville. Il fallait que je fasse un frottis (j'avais un peu baissé les bras du fait de mes autres soucis de santé). Je lui parle un peu de mes antécédents puisqu'elle ne me connait pas et là j'evoque mes douleurs, mon cycle irrégulier, mes rapports douloureux...Elle me parle d'endométriose ; ce mot ne m'est pas inconnu : une amie de ma mère en a fait les frais. Résultats : ablation de l'utérus, des trompes, des ovaires...Je ne voulais pas y croire, et en approfondissant la conversation je comprenais enfin tous ces maux, j'avais en face de moi quelqu'un qui me croyait et qui avait une réponse à me donner. Je retrouvais un espoir pour ma vie de couple...
Je commence donc un traitement : Lutéran non contraceptif. Les douleurs se renforcent, des règles 1 semaine sur 2, des malaises vagaux (du fait d'une douleur trop intense). Je retourne pour consulter et lui expliquer tout cela.Elle m'envoie vers un spécialiste, il était assez sceptique pour la piste de l'endométriose. Puis lorsqu'il m'a examinée et qu'il m'a vue en pleurs cramponnée a la table, il a changé d'avis mais toujours avec une certaine réserve. Je revois ensuite ma gynéco initiale avec mes résultats d'analyse et pour lui faire part de ma visite chez son confrère. L'IRM, l'échographie ne détectent rien : pas d'endométriose!!! Je suis contente mais je n'y crois pas en fait, et elle non plus. Elle sortait d'une conférence sur l'endométriose où il avait été évoqué les erreurs de diagnostic : ils ont bien évoqué le fait que le corps médical était loin d'être au point sur la maladie...
Tant de choses qui ont fait qu'elle s'est battue pour moi, pour qu'on me fasse cette cœlioscopie! La machine est lancée : rendez vous avec l'anesthésiste, prise de conscience...et puis le jour J arrive. L'intervention en elle-même se passe bien, le réveil également. Mais une fois remontée dans ma chambre j'attends tout l'après-midi, toute la nuit, le médecin pour le verdict. Il n'arrive qu'a 9h30 et m'annonce " nous avons bien trouvé de l'endométriose au stade premier " (il me dit ça d'une façon qui me laisse penser qu'il se dit que j'ai remué ciel et terre pour un stade premier !!!!!). " Vos intestins étaient collés derrière votre cicatrice abdominale (occlusion que j'ai eue à l'âge de 7 ans) et à la vessie : on appelle ca des adhérences ". Petit soucis : l'endométriose favorise les adhérences et la cicatrice aussi donc je n'ai pas fini avec ça, et il me dit qu'il ne peut pas se prononcer sur le futur puisque, on le sait toutes, il ya des risques de récidive!
Je tombe de haut mais je suis contente quand même pour le moment puisque je vais de nouveau avoir une vie de couple et une vie sexuelle (la localisation de l'endométriose était exactement la où je l'indiquais!).
Je vous encourage toutes à vous battre pour vous faire entendre. Moi je vais continuer à écouter mon corps et à me faire suivre de prés....
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