perturbations intestinales, entre la constipation et la diarrhée de
terribles colites (obligation de me bourrer de médicaments pour être
soulagée).
Bien entendu, le début et la fin du traitement de ménopause chimique sont
complétés de 3 semaines de Lutényl et aussi une prise de sang pour vérifier
que je ne suis pas enceinte, toujours agréable lorsque justement on ne doit
pas l'être voir on ne peut pas l'être !
Les mois ont été terriblement difficiles à supporter d'autant plus que
l'homme avec qui j'avais emménagé quelques mois plus tôt se couchait très tard,
me réveillait quand par bonheur j'avais réussi à m'endormir et ne comprenait
pas du tout mes problèmes ni ce que je pouvais ressentir, ni même que je
pensais qu'il ne me respectait pas car il ne voulait faire aucun effort sur
ses horaires de coucher, 2h00 du mat ça fait tard ! et qu'il n'a pas du tout
partagé les tâches ménagères en dehors de la cuisine lorsque j'ai repris une
mission d'intérim et là franchement tout ça cumulé j'ai dû passer aux
somnifères et aux anti-dépresseurs sinon j'aurais été virée car je ne
pouvais plus me concentrer sur mon travail tellement je manquais de sommeil
et j'étouffais de chaleur.
J'ai repris un appartement, c'était la meilleure solution.
Puis je suis allée pour la coelio après 5 jours de régime alimentaire
strict à ne manger aucun laitage, aucuns légume, aucuns fruit (j'ai
appris ensuite que j'aurais pu manger des compotes !), j'angoissais car à
l'IRM le nodule était très près du rectum et risque de poche... ça s'est
bien passé, le nodule n'était pas imbriqué dans le rectum mais tout proche,
j'ai eu quelques points au vagin, j'ai un chirurgien qui a des mains en or ! Par
contre, j'ai mis 3 semaines à me remettre de l'intervention et j'ai enchaîné
sur une rhino...
Maintenant, je suis sous contraceptif oral sans hormones féminines, pour
avoir un minimum de règles, après Mercillon et Minesse me voici au Lutényl,
avec les deux premiers j'avais très mal à la poitrine donc nouvel essai pas
du tout concluant ! Mes seins sont moins beau mais je n'ai plus mal par
contre, j'ai à nouveau la peau et les cheveux gras, des boutons sur le
décolleté, dans le dos, près du cuir chevelu, j'ai grossi, pris de la
cellulite, j'ai les intestins complètement détraqués et les vaisseaux de mes
jambes qui craquent.
J'ai vraiment l'impression de faire plus de mal à mon corps que de bien et
en plus je n'ai même pas la certitude de ne pas avoir de reprise d'endo !
J'ai pris RV chez une homéopathe car j'ai du mal à me sevrer des somnifères
et que j'aimerais voir si on peut éviter les médicaments classiques quitte à
ne plus avoir de contraception. Si vous me lisez et que vous avez
exclusivement recours aux médecines douces dont l'homéopathie pour prévenir
une reprise d'endo j'aimerais avoir des info.
J'ai aussi RV avec ma gynéco dans une quinzaine de jours mais je lutte pour
ne pas jeter à la poubelle le Lutenyl
J'ai bien conscience que j'ai beaucoup de chance par rapport à la plupart
d'entre vous car je ne souffre pas de douleurs liées directement à
l'endométriose ni au quotidien ni pendant les rapports sexuels (enfin pas
trop) mais je peine avec tous les effets nous souhaités et gênants de
produits qui m'intoxiquent sans forcément être vraiment efficaces contre une
reprise. J'en ai marre !!!
Bonne chance à vous toutes dans votre parcours, je vous souhaite d'avoir un
soutien et la compréhension de votre entourage, de votre mari ou ami.
2004
Bonjour,
J'ai fait un premier témoignage il y a environ 2 ans qui manquait de précisions... il commençait par "bonjour, je n'ai pas encore fini le tour de votre site... J'ai 31 ans"...
J'avais un nodule de 3 cm sur 2 cm du ligament rond (aine côté droit) et également des lésions d'endométriose superficielles au niveau du cul-de-sac de Douglas et du ligament utéro-sacré droit. Je pense que la classification est I.
En septembre, j'ai eu des nausées et mal à la poitrine tant et si bien que j'ai fini par croire que j'étais enceinte, les autres y ont pensé avant moi. Mon traitement hormonal devait pourtant me préserver d'une grossesse mais sait-on jamais ! Puis mes règles sont arrivées et j'ai été envahie de tristesse car bien que n'ayant pas programmé de grossesse elle aurait était assez bienvenue.
Aujourd'hui, je vis avec quelqu'un ce qui n'était pas le cas il y a 2 ans et nous désirons tous deux avoir à l'avenir des enfants.
Octobre, j'ai toujours mal à la poitrine et ça devient invivable, mon dosage d'Androcur / Estreva ne doit plus me convenir et j'ai le sentiment depuis déjà plusieurs mois que j'intoxique mon corps avec ça plutôt que je ne le soigne.
Ma gynéco est en congé, je vais voir une collègue de son cabinet.
En m'auscultant elle me fait vraiment mal et décide de me faire une échographie qui révèle une tache à l'utérus. Elle me dit brutalement que c'est peut-être une grossesse mais que je perdrai le fétus (étant sous traitement hormonal). Sinon elle ne sait pas ce que j'ai.
Quelques jours après, je revois celle qui me suis, pas de douleurs au toucher, mais toujours cette tache à l'écho. Elle pense que ça devrait s'évacuer à mes prochaines règles. En attendant le dosage du traitement va être ajusté 2 fois avant que mes seins ne me fassent plus souffrir.
Je rate le moment de refaire une écho, eh oui, elle a oublié de me préciser que c'est le 6ème ou 7ème jour du cycle et pas à un autre moment. Un mois de perdu.
Fin novembre début décembre, re-écho, toujours pareil. Diagnostic : elle ne sait pas trop, peut-être un problème de circulation sanguine, prescription de 3 mois pour la circulation.
Moi, je suis septique, pas envie de prendre encore un médicament si c'est inutile. J'aimerais bien savoir ce qui ce passe en moi.
Je décide de retourner voir le chirurgien qui m'a opérée il y a 2 ans 1/2.
Il me prescrit un IRM pelvien et en m'auscultant, au palper détecte un nodule au niveau du cul-de-sac de Douglas. Big l'endométriose est repartie, l'IRM le confirme, mes ovaires ne sont pas touchés, ouf !
Je retourne voir le chirurgien qui me prescrit 6 mois de ménopause chimique et une coelio à la suite.
Je suis toute chamboulée, je me pose plein de questions qui restent sans réponses.
Pourquoi je suis victime d'une reprise ?
Et si j'avais eu ces piqûres à la suite de ma 1ère opération je n'en serais peut-être pas là aujourd'hui.
Suis-je fertile ? Aurais-je un jour un enfant ?
Quels vont être les effets secondaires de l'Enantone parce que ceux de mes 2 premiers traitements hormonaux étaient plutôt difficiles à vivre physiquement comme moralement, eh oui, en + j'avais eu des mauvaises surprises, personne ne m'avait parlé d'effets secondaires et bonjour les dégâts.
Je vois une nouvelle gynécologue, pas satisfaite de celle qui me suivait.
Je vais la voir résignée mais inquiète des effets secondaires de l'Enantone.
Elle confirme mes inquiétudes, je peux grossir, avoir de la cellulite, faire de la rétention d'eau, être pleine d'acné, être fatiguée, avoir des bouffées de chaleur, des troubles du caractère, de la libido (déjà qu'elle n'était pas au mieux avec mes traitements hormonaux)...
Si j'avais 10 ans de moins j'aurais tenté l'homéopathie et l'acuponcture et selon les effets j'aurais eu recours ou non aux piqûres mais j'ai 33 ans dans 1 mois et j'espère pouvoir être enceinte.
Pas le temps de trop m'imprégner, je dois faire la piqûre pour 3 mois le soir même, je n'avais tellement pas envie de me faire ausculter que mes règles sont arrivées le matin même.
Ma pharmacie est épatante, j'arrive directement après mon RV chez la gynéco vendredi dernier il est 18h00 et l'Enantone coûte très cher, ce n'est pas un produit en stock, ils réussissent à faire venir le coursier du labo sinon, c'était encore 1 mois de perdu.
Après un certain nombre de coups de fils, je trouve une infirmière, très sympa, et puis la piqûre n'est vraiment pas douloureuse c'est toujours ça de pris !!!
3 jours ont passés, je me sens très fatiguée, j'ai une sensation de sécheresse des yeux et pas trop le moral aujourd'hui, je crois que je vais avoir besoin de kleenex ces 6 prochains mois.
Combien de cœlioscopies vais-je devoir subir dans ma vie ? 1 tous les 2 ou 3 ans ?
Encore des douleurs physiques, des désagréments.
C'est difficile quand on a l'impression d'être en bonne santé de voir son corps transformé par des substances médicamenteuses moi j'ai envie de "guérir" au moins le temps de faire un enfant mais je déteste l'idée de revivre tous ces maux.
2002
Bonjour,
je n'ai pas encore fini le tour de votre site mais j'ai lu quelques
témoignages. J'ai 31 ans, je n'ai pas d'enfant et d'ailleurs, je n'ai pas encore
rencontré celui avec qui en
faire un. Mais je suis inquiète, car je ne sais pas si je réussirai à en
concevoir un.
Mon endométriose a été découverte "par hasard". Ado, je n'avais pas de règles
régulière et j'avais fini par prendre la pilule.
Il y a au moins 5 ans que je souffrais d'un petit ganglion à
l'aine qui grossissait, grossissait et avait fini par me faire terriblement
souffrir (pendant mes périodes de règles essentiellement mais je n'ai fait
le lien que très tardivement) et qui me gênait dans la position assise,
m'empêchait de marcher longtemps... Ce ganglion, je l'ai montré a pas mal de médecins puisque j'ai déménagé mais
personne ne s'en souciait.
Je me suis plainte de douleurs de plus en plus fortes pendant mes règles. J'ai eu
un traitement hormonal inefficace qui m'a rendue boutonneuse mais inefficace. Et
quand j'ai dit à ma gynécologue du moment que j'avais des douleurs pendant les
rapports, je me suis entendue dire que je devrais consulter un sexologue.
Pourtant, tout mis bout à bout pouvait laisser penser à l'endométriose.
C'est un magnétiseur (énergie) qui m'a dit que mon problème (ganglion) était
gynécologique. Il m'a conseillé le cabinet gynécologique où allait sa femme,
j'ai fait une échographie, j'ai rencontré le chirurgien qui pensait m'opérer
d'une hernie. J'attendais l'ablation de la grosseur avec impatience tellement je souffrais
et puis le diagnostic est tombé et j'ai dû subir une coelioscopie (deux
anesthésies générales en un mois).
Il a fallu trois traitements hormonaux pour que ça colle à peu près, entre
l'acné, la rétention d'eau, les contractions... aujourd'hui, j'ai des règles
un peu anarchiques et des problèmes circulatoires liés au traitement
(Androcure + Esteva 3 semaines/4) mais bon...
Ce n'est pas facile psychologiquement surtout au début car le corps se
transforme avec les hormones, j'étais très mince et j'avais les jambes très
musclées, je me suis élargie et la rétention d'eau à laissé des traces.
Ce n'est pas évident non plus par rapport à la reprise d'une sexualité après
une coelioscopie, ça touche une telle intimité.
Et perdure le doute : suis-je infertile ou non, l'endométriose va-t-elle
récidiver?
Merci à EndoFrance et bon courage à toutes les femmes concernées par
l'endométriose.
Page
précédente