Cécile - Hystérectomie totale à 34 ans.
Février 2004
Bonjour
J'avais déposé mon témoignage en avril 2003.
Depuis beaucoup de choses ont changé pour moi.
Après avoir subi une coelioscopie en 2002 (endométriose pelvienne), j'ai subi une hystérectomie totale en septembre 2003.
Comme j'ai la chance d'avoir deux enfants, et que j'avais de l'adénomyose et un épanchement péritonéal, le gynécologue m'avait proposé cette intervention. Je l'ai acceptée car je n'avais pas envie de passer sur le billard tous les ans, j'ai 34 ans.
Mon opération s'est bien passée mais depuis mi-décembre, j'ai de nouveau des douleurs (aux mêmes endroit qu'avant l'opération en bas du dos et du côté droit de façon interne vaginal).
J'ai passé une échographie pelvienne, j'ai l'ovaire droit dystrophié, de nouveau un épanchement péritonéal du côté droit et des adhérences et en plus une douleur permanente à la vessie.
Je suis repassée sur le billard mi-janvier 04 pour faire une cystoscopie, il fallait voir si des foyers endométriosiques s'étaient logés dans la vessie, l'urologue n'en a pas trouvé mais la douleur est toujours là ; plus que jamais, je vais aux toilettes toutes les heures !!!
J'ai rendez-vous avec le Professeur Chapron au mois de février, je ne pensais pas en avoir besoin puisque j'avais enlevé mon utérus donc je n'avais plus d'endomètre ; donc plus d'endométriose possible !!! Finalement, nous finissons toutes chez lui et l'échographe le Dr Rambaud !!!
A toutes les femmes, un seul conseil : soyez vigilante, l'endométriose est une maladie terrible et invalidante à tout point de vue, privé, professionnel et intime !!!
Bon courage à toutes, même si on veut oublier la maladie, elle, elle ne se fait pas oublier, la souffrance est quotidienne et en permanence.
Merci de m'avoir lue.
Amitiés.
Précédent témoignage
Bonjour à toutes
Aujourd'hui j'ai participé au déjeuner organisé par Estelle à Paris et ai entendu divers témoignages de femmes atteintes d'endométriose.
Je souhaitais apporter mon témoignage concernant cette sacrée maladie si peu connue mais qui fait tellement souffrir.
Donc j'e m'appelle Cécile, j'ai 33 ans, j'ai deux enfants âgés de 8 ans et demi et 4 ans et demi. Dans mon cas, l'endométriose s'est déclarée en fin d'année 2001. Pratiquement deux ans et demi après mon dernier accouchement. Pour mes deux enfants, j'ai dû accoucher par césarienne.
J'ai commencé à avoir des douleurs de plus en plus violentes tout au long de mon cycle. Je suis allée consulter mon gynécologue qui m'a fait passer une échographie. Cet examen n'a rien révélé mais comme j'avais toujours mal, il m' a fait une cœlioscopie diagnostique.
Lors de l'intervention, il a découvert des nodules vers l'ovaire droit et en dessous de l'utérus. Il les a donc brûlés. J'avais donc une endométriose Stade I Après, j'ai eu un traitement de Decapetyl pendant 3 mois avec du Lutényl pendant 20 jours. A la fin de ce traitement, j'ai attendu que mes règles reviennent (79 jours !!!). Puis j'ai repris ma pilule de d'habitude (Adépal).
J'ai revu mon gynécologue, je lui ai dit que sous Decapeptyl, je n'avais plus de douleurs mais dès que le cycle s'est remis en route, elles sont réapparues. Il m'a répondu que je ne pouvais pas avoir ce traitement tout le temps, que j'étais trop loin de la ménopause. Il m'a dit d'attendre de venir le revoir 6 mois plus tard.
J'ai été tranquille quelques mois, j'avais des douleurs mais pas aussi intenses et supportables. Mais depuis début mars de cette année, cela a recommencé. Sans plus tarder, je suis allée consulter un autre gynécologue que m'avait conseillé mon médecin généraliste.
Après auscultation vaginale, il m'a dit que un foyer endométriosique avait dû repousser.
Il m'a represcrit du Decapeptyl pour 3 mois, puis je reprendrai du Lutényl au lieu de ma pilule Adépal. Par ailleurs pour contrôler qu il n'y a pas autres choses, il m' a demandée de faire une échographie pelvienne en notant que j'avais des antécédents endométriosiques.
Je me doutais que cette satanée maladie allait revenir, on m'avait dit que cela pouvait repousser. Mais ce que j'espère c'est que le Lutényl sera le médicament remède pour moi et que je n'aurais plus à souffrir et me balader avec ma "pharmacie ambulante d'antalgiques puissants" pour me soulager.
Mais je suis également consciente que dans mon malheur, j'ai la chance que l'endométriose se soit déclarée après la naissance de mes enfants, sans quoi j'aurais été confrontée au douloureux problème de stérilité et traitements divers qui en découlent.
Je souhaite bon courage à toutes celles qui sont en traitement pour avoir un enfant, je sais que ce n'est pas rigolo, une de mes belles sœurs, qui n'a pas d'endométriose, a dû en faire pour avoir ses enfants.
Merci à toutes de me lire ou de m'avoir lue.
Je vous donne rendez-vous au pique-nique organisé le 22 juin sur Paris.
Amitiés.
Cécile
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