Bélinda - Endométriose à localisations urinaires et ovariennes.
Je suis enchantée de connaître ce site, je viens d'imprimer le bulletin
d'adhesion.
Mon histoire se retrouve dans les vôtres. Je ne sais pas trés bien comment
commencer...
Je m'appelle Bélinda, j'ai 28 ans et j'ai commencé a souffrir à 22 ans de
cette saleté de maladie.
Il y a cinq ans, j'ai subi une IVG, ne poussez pas de hauts cris, à l'époque je
venais de rencontrer mon ami actuel, j'étais au chômage et nous n'avions pas
d'autres alternative... Si j'avais su !
Personne autour de moi à Poitiers ne comprends vraiment ce qu'est cette
inconnue qui tous les mois me rend nerveuse, malade et maussade.
J'ai subie trois interventions à Poitiers et la dernière il y a un mois, à
Bordeaux.
Je vous passe les détails du nombre de praticiens que j'ai rencontré avant
que l'on me dise que mes douleurs étaient liées à l'endométriose.
J'ai eu de l'endo sur les ovaires, les parois externes de l'utérus et
aujourd'hui au niveau de la vessie.
Il y a deux ans, j'ai commencé à avoir trés mal au niveau de la vessie dès le
1er jour de mes règles avec des envies d'uriner nuit et jour toutes les cinq
minutes. Je suis allée consulter et apparement c'était lié à mes régles mais il
n'y avait rien à faire... Pendant un an et demi, cela s'est amplifié et
personne ne pouvait rien. Finalement, en novembre 2001 le gynéco qui m'avait
déjà opérée deux fois m'a gardée lorsque je suis allée aux urgences et m'a
réopérée et prescrit Enantone pour suivre pendant six mois.
Cela s'est passé moyennement durant cette période car même sans régles
j'avais quand même un peu mal.
Le traitement a pris fin et deux mois plus tard, retour de règles... et des
douleurs aussi encore plus forte.
Je suis retournée le voir et il m'a dit que dans mon cas on enlevait
l'utérus ou la vessie car vu où se situaient les adhérences il n'y avait pas
d'autres solutions...
Franchement grosse déprime et je m'en suis encore plus voulu de l'IVG dont
je ne me suis vraiment jamais remise psychologiquement...
Entre la peste et le choléra, je me suis dit là je laisse tomber les docs et
pas question ni de l'un ni de l'autre, assume et continue à souffrir.
En furetant sur le web à la recherche d'infos sur la maladie j'ai consulté
le site d'un spécialiste à Bordeaux avec qui j'ai pris contact en août
dernier, celui-ci m'a redonné espoir, il m'a dit pas question de vous
mutiler, je peux le faire sans rien enlever de plus.
Je me suis faite opérer le mois dernier mais malheureusement, les douleurs
sont revenues et là hônnetement, j'ai besoin de temps avant de revoir un
médecin car les douleurs sont toujours là, lancinantes, horribles.
Depuis un an, j'essaye d'avoir un bébé mais avec les interventions et les
traitements.... J'ai du mal à savoir si je suis devenue infertile ou pas... Je
me punis en me disant que j'ai laissé passer ma chance et que c'est de ma
faute.
Comme anecdote pas terrible, avant hier j'étais sur le parking de mon boulot
en sortant de ma voiture, grosse crise urinaire, impossible de me retenir,
je m'urine dessus malgré les médicaments que j'avais commencé à prendre à
4h du matin quand les douleurs m'ont réveillée. Obligée d'aller au magasin le
plus proche m'acheter vite fait un pantalon
pour tenir la journée...
Je déprime beaucoup et je ne sais plus vers qui me tourner mais j'essaye de
garder espoir, peut-être qu'un jour la médecine fera quelque chose pour
nous...
Page
précédente