Astrid - Endométriose pelvienne, adénomyose stade non connu.
Bonjour,
Une petite pierre pour consolider l'édifice... voici l'histoire de mon endo
:
Nous sommes en février 1999. J'ai 26 ans, célibataire, à l'étranger pour
plusieurs mois. Je suis prise de violentes douleurs dans le bas-ventre, à
gauche. Persuadée que cela va passer, je prends de l'aspirine... mais les
douleurs empirent, je ne peux même plus manger. Au bout de 3 jours de
douleurs, je vais consulter un médecin, qui m'envoie à l'hôpital en urgence.
Là, vont commencer les 24 heures les + douloureuses de ma vie : pleurant de
douleur, sans aucun anti-douleur car "en observation", dans un pays étranger
où je ne comprends pas tout ce qui se dit... Bref, un des chirurgiens de
l'hôpital me déclare qu'il va m'opérer sous "laparoscopie". Un premier mot
barbare...
Réveil pénible, très pénible. Le chirurgien m'annonce que cela a duré
longtemps, car j'avais une "infection gynécologique" et il a du appeler un
gynéco depuis le bloc pour lui décrire ce qu'il voyait. Il prononce alors le
mot "endométriose", et me conseille de revenir en France pour me faire
soigner par un bon gynéco.
15 jours après, je rentre en France. Une gynéco de ville (à Paris) m'a été
recommandée, je la vois 15 jours plus tard. Elle me dit qu'elle suppose
effectivement une endométriose, mais qu'elle m'envoie chez une collègue à
Baudelocque, service du Professeur Dubuisson, car ils sont plus au courant
qu'elle.
Un mois plus tard, visite chez ce chirurgien, qui me déclare qu'elle ne peut
rien voir tant qu'elle n'a pas opéré. RDV est donc pris pour une autre
coelio, 3 mois après la première.
Ouh, la 2e coelio ! Pénible : on me met dans une chambre à 2 lits... je n'ai
pas prévu serviette de toilette ni rasage...
Je me réveille assez facilement, mais le diagnostic est moins drôle : trompe
gauche "collée" sans doute par un kyste qui a fondu, 3 foyers d'endo
détruits et l'appendice infecté, donc enlevé. Et puis elle ajoute : "mais
comme il reste de petits fibromes à enlever, on se revoit dans 3 mois"....
!!!!
5 jours dans cet hôpital, avec des voisines de lit qui se succèdent... le
pied ! je récupère toujours mal, car je ne supporte pas l'anesthésie malgré le
Primpéran, et je me fais une infection urinaire à chaque fois.
Surprise ! sur le compte-rendu opératoire, il est noté : "pas de foyer
d'endométriose".... Le chirurgien m'explique que son assistante s'est
trompée, et ajoute 2 lignes à la main. Le stade n'est donc pas précisé.
Je suis à peu près tranquille jusqu'à l'hiver 2000-2001, où de fortes
douleurs resurgissent. Echo en urgence : rien à signaler. Ma gynéco de ville
me prescrit décapeptyl pour un mois. Elle ne m'a pas prévenue des effets
secondaires, et elle est en congrès !
Je vais aux Urgences de Port-Royal, "pissant" (pardon...) le sang, pliée en
deux par les douleurs. Mon chirurgien me rassure, me prescrit une autre
injection pour traitement de 3 mois, et programme IRM + nouvelle coelio.
En avril 2001, je suis donc réopérée. On m'a juste dit que j'avais bien de
l'adénomyose, et on en profitera pour "électrodyaliser" les petits fibromes.
Le réveil, cette fois-ci est plus que pénible, je souffre terriblement. Et
pourtant : trompe gauche "collée" une fois de +, fibromes traités, mais
c'est tout. Mon chirurgien me laisse repartir le lendemain.
Après divers traitements (Androcur, Diane 35, Lutényl), je suis sous Lutéran
depuis juin 2002, mais je souffre de nouveau depuis 3 mois. Je suppose que
mon chirurgien va envisager une 4e coelio, mais si cela peut me soulager et
me permettre d'avoir des enfants (j'ai maintenant 30 ans), alors, je dis oui
!
Il faut absolument croire en l'espoir !
Bon courage à toutes,
Astrid
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