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Anonyme - Tenez bon.

Février 2005

Bonjour,

Je viens aux nouvelles, avec une bonne nouvelle, qui je l'espère réconfortera certaines d'entre nous.

Opérée d'une endométriose en mai 2004, j'ai l'immense joie de vous annoncer que, suite à une FIV (on ne m'a pas laissé le choix !) je suis enceinte de 8 semaines.

Il est vrai que mon parcours peut sembler "court" à bon nombre d'entre vous, mais pour mon mari et moi, ce fut plus de deux ans d'attente avant de pouvoir en arriver là. Il est vrai qu'il ne faut pas désespérer, mais à la fin, vous trouvez que le temps passe beaucoup trop vite. Et puis, alors que franchement je pensais que cette fois-ci n'était encore pas la bonne, prise de sang positive, et échographie de contrôle avec un joli coeur qui bat très fort.

Voilà, pour l'instant l'endométriose est mise de coté, et je me languis déjà fin septembre pour accueillir mon bout de choux.

Bon courage à toutes, et à toutes celles qui rêvent d'enfants, je leur dit moi aussi de tenir bon, que tout arrive.

Octobre 2004

Je fais suite à mon précédent message, et à mon rendez vous du 1er septembre afin de faire une insémination artificielle.

Lors de ma visite, toute contente que l'on puisse enfin faire quelque chose pour avoir un enfant, on me dit que, du fait que mon kyste s'avère être une endométriose, cela change tout ! On ne peut plus faire d'insémination, mais on peut faire une FIV !! Le coup de massue pour mon mari et moi.... Pour moi, la FIV est "réservée" pour les gens qui ont des problèmes de stérilité, et je ne pensais pas que souffrir d'endométriose entrait dans ce registre.

Enfin, la bonne nouvelle a été que, du fait que j'étais toujours ménopausée artificiellement, on pouvait commencer le traitement dès le lendemain. C'est un traitement très lourd, mais on se motive en pensant au résultat. Nous sommes aujourd'hui le 5 octobre, et malheureusement, la première tentative a échoué. Mais je garde bon espoir, car je me dis que mon corps n'était pas prêt, et j'espère de tout coeur pouvoir tomber enceinte sans aucune aide médicale. J'ai bon espoir, et mon mari et moi voulons y croire très fort.

Je tiens à dire à toutes de ne jamais abandonner, et surtout, de taper du poing sur la table pour se faire entendre. De ne pas hésiter à changer de gynéco pour avoir un autre avis, et d'insister pour faire des examens.

Je vous souhaite bon courage à toutes, et vous dit à bientôt.

Juillet 2004

Bonjour, je suis par hasard "tombée" sur le site d’EndoFrance, et je dois dire que j'en suis plus que soulagée. J'ai 36 ans dans quelques jours, et je n'ai toujours pas d'enfant. Je suis très bien réglée depuis que j'ai 12 ans, et n'ai quasiment jamais eu de retard dans mes cycles. Alors, lorsque nous avons décidé d'avoir un enfant, j'ai "naturellement" arrêté ma pilule, avec la certitude que j'allais rapidement tomber enceinte (normal, puisque mes cycles sont réguliers !). Quelle bêtise !! Je me demande s'il ne vaut pas mieux être mal réglée (comme mes copines, qui sont tombées enceintes entre 2 & 4 mois après avoir arrêté la pilule).

Et moi, toujours rien ! Les ventres s'arrondissaient, les bébés venaient au monde, et moi, rien. J'avais un gynécologue qui me suivait depuis mes 18/20 ans, et qui n'avait de cesse de me "bassiner" avec ses "Quand c'est que tu fais un enfant ? C'est ce qui me fait vivre !" (véridique !!!).

Alors, à mon tour, voyant le temps passer, et rien à l'horizon, je suis allée le voir au bout de 6 mois, pour une visite de contrôle, et pour lui dire que j'avais des douleurs dans le bas ventre ("C'est normal !"). Je lui ai demandé s'il ne fallait pas faire quelques examens, car rien ne venait (j'avais quand même 34 ans, j'ai rencontré mon mari à 32 ans). Il m'a évidemment dit que c'était trop tôt, sans tenir compte de mon âge. Puis, au fil des mois, toujours bien réglée, les douleurs que je croyais liées à mes cycles étaient de plus en plus présentes.

A cela, courant septembre/octobre 2003, des pertes nauséabondes viennent se greffer. J'appelle le gynécologue, qui me dit d'aller au labo faire une analyse d'urine. Résultat : vous n'aviez rien ! Ah oui, et l'odeur, je l'invente !!! Je prends rendez-vous chez le gynéco avec mon mari, et là, il ne prend même pas la peine de me visiter, car il l'avait fait environ 6 mois auparavant ! Voyant que mon mari et moi insistions pour se faire faire des examens afin de savoir si nous avions un problème de stérilité, il consent enfin à nous orienter vers un spécialiste. Mais ne me donne qu'un ovule pour mes pertes nauséabondes. Au bout d'une semaine de traitement, l'odeur s'en va, mais les douleurs au bas ventre étaient toujours présentes, pas très fortes, mais toujours là. Trois jours après, je passe une hystérographie, qui ne décèle rien d'anormal. Le lendemain, les pertes nauséabondes sont de retour. Après encore un examen au labo, pour m'entendre dire la même chose, je décide de changer de gynéco.

Bien m'en a pris ! Mais malheureusement, le rendez-vous était fixé au mois de février 2004. Décembre 2003 et surtout janvier 2004, je ne savais plus ce qui m'arrivait. Je me "bourrais" de cachets (Nurofen, Upfen...) et rien ne faisait passer la douleur. En janvier, j'ai eu des maux de ventre tout le mois, jour et nuit, avec des envies de vomir, et une sensation de limite "tomber dans les pommes". Très fatiguée, j'attends avec impatience de voir ma nouvelle gynéco. Et là, lors du rendez vous, je lui dis que, au fait j'ai mal là, du côté gauche. Elle me répond que l'on a jamais mal sans raison, et que les pertes nauséabondes ne sont pas là par hasard. Elle fait son examen, et me dit tout de go : "Bon, vous allez passer une écho d'urgence, car il y a quelque chose du côté gauche et ce n'est pas votre ovaire".

Rassurée, je me dis enfin quelqu'un qui m'écoute ! 1ère écho, un kyste de 56 mm. On attend un cycle pour voir s'il part tout seul. Rien. 2ème écho, il est toujours là. Programmation de l'opération car il est "apparemment" d'origine endométriosique. Ah bon, je ne sais pas ce que ça veut dire à l'époque. La gynéco m'explique la cœlioscopie, et me prévient que, dans de très rare cas, il faut pratiquer une césarienne. J'ai été opérée le 12 mai dernier, l'opération a duré 2h1/2 et j'ai échappé de justesse à la césarienne. Seul souci pour ma gynéco, j'ai des "petits morceaux" d'endomètre qui se baladent dans tout mon bas-ventre et mon ventre, alors il faut les éliminer. Je suis actuellement sous l'effet d'une piqûre qui me ménopause artificiellement durant 3 mois environ. J'ai rendez-vous le 1er septembre afin de faire dès que mes règles reviendront, une insémination artificielle. Voilà, j'espère de tout cœur être, avec ou sans l'insémination, enceinte d'ici la fin de l'année. Les divers témoignages que j'ai pu lire m'ont beaucoup réconfortée, et malheureusement, cela rassure de savoir que l'on n'est pas seule.

Bon courage à toutes.

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