Annick - Diagnostic posé en 1990 mais ignoré par le corps médical.
Bonjour,
Mon endométriose a été diagnostiquée en 1990 alors que je subissais une
coeliochirurgie pour une soit-disant grossesse extra-utérine... malgré le
fait que j'avais signalé que cela était impossible puisque, à cette époque,
je n'avais eu aucun rapport sexuel. Manque de chance, le labo chargé de
déterminer si grossesse il y avait, s'est trompé dans le résultat qui s'est
avéré positif !
J'ai bien cru que j'étais la nouvelle Sainte Vierge !!!
Bref, hospitalisée d'urgence, le chirurgien, à la suite de l'intervention,
m'a confirmé que je n'étais effectivement pas enceinte (ça, je le savais !)
mais que j'avais une endométriose...
Il m'a donc prescrit une pilule que je n'ai pas supportée (je ne l'ai
d'ailleurs jamais supportée, quelle qu'elle soit) et après avoir joué les
cobayes pendant deux ans, j'ai décidé de ne plus jamais prendre de pilule.
Je ne m'en suis pas plus mal portée sauf à avoir encore et toujours ces
affreuses règles extrêmement douloureuses (de la moitié du dos jusqu'aux
jambes), saignant abondamment pendant une semaine entière et ce, depuis la
puberté... Cet état m'a toujours pesée et je devenais irritable à l'approche
du cycle. Je ressentais également une fatigue permanente, je faisais de
l'anémie, perdais mes cheveux, bref j'étais super bien dans ma peau...
Tous les gynécologues que j'ai consultés, auxquels j'ai toujours signalé la
découverte de l'endométriose en 1990 et ce problème de règles, ne l'ont pas
pris en compte, me disant que malheureusement, je faisais partie de ces
femmes qui n'ont pas de chance avec leurs règles...
Bref, les années ont passés ainsi avec Spasfon, Diantalvic, nuits blanches
et compagnie, tentant de me faire une raison jusqu'à cet été où, misère, mes
règles ne s'arrêtent plus et je me mets à saigner abondamment sans arrêt.
Une échographie révèle la présence de deux fibromes qui seraient la cause
des saignements. On me donne des anti-hémorragiques mais rien n'y fait. On
décide donc de me faire une hystéroscopie avec intervention sur les
fibromes.
J'ai subi une laparotomie le 3 novembre dernier et en fait de fibromes, le
chirurgien m'annonce qu'il s'agit là encore d'endométriose. Mon sang (encore
lui) n'a fait qu'un tour mais, enfin, là j'étais face à un médecin qui a
pris son temps pour m'écouter, m'expliquer, me donner du courage.
Mon cycle s'est remis en route le 24 novembre où j'ai commencé à prendre une
pilule (hé oui, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, traitement jugé le plus léger possible pour l'instant, souhaitant un enfant
prochainement) et, comble de tout, je perds autant de sang qu'avant
accompagné de fortes douleurs... j'en ai pleuré, j'avais le sentiment
qu'opération ou pas, ça n'avait rien changé.
Je sais qu'il faut de la patience mais il faut dire qu'on en a ras le bol de
souffrir, de saigner, d'être fatiguée en permanence. J'espère que tout cela
va rentrer dans l'ordre et que je vais trouver la meilleure solution
possible pour moi et pour mon couple. J'ai la chance d'avoir un compagnon
doux et très compréhensif mais au fond de moi, quelquefois je me demande
jusqu'à quand il va supporter tout ça et ça fait peur. Alors, je fais comme
d'habitude, je prends sur moi à la différence qu'aujourd'hui, j'ai décidé de
me battre parce que je sais exactement ce que j'ai alors qu'avant, on ne
m'avait rien expliqué et je croyais que j'étais définitivement débarrassée
du problème. Je veux un bébé avec mon homme, je suis à l'aube de mes 38 ans,
et je mettrai toutes les chances de mon côté. Je n'ai pas l'intention de
baisser les bras et j'envoie tout le courage possible à celles qui sont dans
mon cas.
A bientôt.
Annick (Malakoff 92)
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