Anne - L'épée de Damoclès
Bonjour,
Au printemps 2000, j'ai commencé à sentir des douleurs au niveau du bas
ventre. Les diarrhées se sont installées et duraient, me laissant
dans un état physique peu glorieux. Mes règles ont toujours été extrêmement
fatigantes et relativement douloureuses. Les médecins m'ont dit que c'était
probablement ce que l'on appelle le syndrome du colon irritable et surtout
du stress. Et pendant des mois ils m'ont fait tester la plupart des
médicaments censés soigner cette pathologie. Dans la même période, deux gynécologues m'ont dit que tout était parfait au niveau de mon utérus.
Et de passage chez ma mère, elle me conseille d'aller voir son gynécologue.
Je sortais d'une coloscopie (jamais très agréable..) mais je me souviens
assez bien de ce moment. Apres avoir décrit mes problèmes, le gynécologue m'a
demandé de m'allonger pour voir si je n'avais pas un kyste. Il dispose
heureusement d'un échographe en permanence dans son cabinet. Et la je me
rappelle m'être tournée vers l'écran et lui avoir demande si c'était un
zoom. Il m'a di que non et que j'avais un kyste de 9cm sur 6cm et qu'il était
étonnant que je ne hurle pas déjà de douleur.
J'ai hurlé en sortant de son cabinet car cela faisait au moins 7 mois que
l'on me disait sans le dire que c'était mon stress qui générait mon état
lamentable. Ce diagnostic, en plus des nausées (le kyste s'était ouvert plusieurs fois et avait
fait une paroi commune avec mon intestin) qui ont duré 7 mois en
permanence du matin au soir, puis le traitement de pseudo-ménopause, m'ont bien
évidemment menée vers un état dépressif.
Je finissais des études dans un milieu scientifique très masculin alors
autant dire que je pouvais difficilement expliquer mon état et c'est
toujours le cas. Mon ami est heureusement très compréhensif mais j'ai
toujours une angoisse quand je me demande si un jour je pourrais avoir un
enfant. Et je sais bien que personne ne peux répondre a cette question.
J'en garde une vraie méfiance envers les médecins à part mon gynécologue.
Les personnes en qui on fonde toute sa confiance quand on est malade, les
médecins, ne sont que des hommes comme tout le monde et peuvent faire des
erreurs bien évidemment mais je me demande des fois s'ils écoutent assez la
parole des gens puisqu'ils sont quand même les mieux placés pour parler de
leur corps et savoir si quelque chose n'est pas normal.
Merci pour votre site, on se sent un peu moins seule face a l'endométriose.
Anne.
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