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![]() | L'ENDOMETRIOSE DE L'ADOLESCENTE
Novembre 2002 L'endométriose est très fréquente chez les adolescentes souffrant de douleurspelviennes chroniques et de dysménorrhées rebelles au traitement médicalconventionnel, jusqu'à 70% suivant les études. Par traitement médicalconventionnel, on entend antalgiques type paracétamol, les anti-inflammatoiresnon stéroïdiens et la pilule. L'endométriose se déclare en général après 4 à 5années de règles, donc plutôt après l'âge de 17 ans. L'examen clinique ou ladécouverte d'une masse à l'échographie sont des circonstances de découverte plus rares. Les causes sont les mêmes que celles de l'endométriose de la femme adulte :prédisposition génétique (formes précoces et récidivantes), exposition au Distilbèneet aux polluants environnementaux (dioxine), reflux menstruel accru (cycles courtsou règles abondantes), altérations fonctionnelles de l'endomètre qui sont l'objetd'études en recherche fondamentale, mais il faut surtout rechercher une anomalieobstructive du tractus génital, notamment un hymen non perforé (le plus souventresponsable des endométrioses retrouvées avant 15 ans) ou une sténose de l'orificeexterne au niveau du col de l'utérus, car la correction chirurgicale permet souventla régression spontanée des lésions. L'examen clinique et l'échographie peuvent poser le diagnostic d'endométriose avecquasi-certitude, mais en cas de douleurs résistantes au traitement y compris àla pilule, la coelioscopie doit être proposée. La coelioscopie confirme le diagnostic et peut détruire les lésions. Chezl'adolescente, les lésions d'endométriose sont en général peu sévères, elles sontpéritonéales plutôt qu'ovariennes, elles se présentent sous forme de vésiculesclaires et rouges par opposition aux lésions noires de la femme plus âgée. La coeliochirurgie permet le soulagement des douleurs à court terme mais au-delàd'1 an il y a des risques de récidives jusqu'à 30% suivant les études. La prescription d'une pilule oestro-progestative est de toute façon recommandéesans certitude sur l'évolution ultérieure de la maladie, étant donné l'absenced'étude probante sur ce sujet. Ce sera de préférence une pilule assez doséemonophasique administrée en continu. Conclusion : Il faut évoquer et rechercher une endométriose chez l'adolescentequi souffre de douleurs pelviennes intenses, notamment au moment des règles. Conflits d’intérêts : l’auteur n’a pas transmis de conflitsd’intérêts concernant les données diffusées dans cette interview ou publiées dans laréférence citée Version de l'article destinée aux médecins :cliquez ici. Pour lire ce fichier, vous devez utiliser le logiciel Acrobat reader, téléchargeablegratuitement à cette adresse. | | ||||||||||||
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