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![]() | L'endométriose : généralités Dernière mise à jour : mardi 19 juillet 2011 Il n'existe pas de certitudes concernant l'endométriose si ce n'est qu'elle revêt différentes formes à différents endroits selon différentes proportions d'une femme à l'autre. Qui touche-t-elle ?
Potentiellement, toutes les femmes réglées. Il n'est pas rare aujourd'hui de voir de très jeunes femmes atteintes par cette maladie. Et lorsqu'on les interroge, la plupart des femmes atteintes sévèrement par cette maladie se plaignent d'avoir souffert depuis la puberté de douleurs gynécologiques violentes sans que le médecin ait évoqué une possible endométriose. Il existe également des cas de femmes ménopausées ou opérées par hystérectomie et ovariectomie qui continuent à souffrir d'endométriose, notamment à cause des traitements hormonaux de susbstitution. L'endomètre est le tissu qui tapisse l'utérus. Sous l'effet des hormones (oestrogènes), au cours du cycle, l'endomètre s'épaissit en vue d'une potentielle grossesse, et s'il n'y a pas fécondation, il se désagrège et saigne. Ce sont les règles. L'endométriose est une maladie généralement récidivante causée par du tissu semblable au tissu endométrial qui se développe hors de l'utérus et provoque des lésions, des adhérences et des kystes (endométriomes) dans les organes colonisés. Aujourd'hui, l'endométriose est diagnostiquée, souvent par hasard, avec un retard moyen de cinq années, durant lesquelles la maladie a eu le temps de causer des dommages notables à différents organes. Selon les sources, cette maladie toucherait de 1 femme sur 20 à 1 femme sur 10. Plusieurs théories existent sur l'apparition de cette maladie, sans qu'aucune n'explique totalement toutes les formes de cette maladie. On a ainsi longtemps évoqué le fait que cette maladie concernait surtout les femmes blanches ou érudites ou riches, ou même les trois à la fois. Ces légendes semblent encore trouver un écho aujourd'hui. Il est pourtant évident que la seule explication valable au fait qu'une femme européenne soit plus souvent diagnostiquée qu'une femme africaine par exemple, réside dans la différence des conditions de vie économiques et culturelles. Quant à la théorie de la grossesse qui guérit, elle est également mise en cause. En fait, il semble plus réaliste de considérer que la grossesse ne "guérit" pas l'endométriose, mais l'améliore notablement ou préserve d'une dégradation de la situation. Parmi les théories les plus plausibles, on peut citer :
L'endométriose peut être ovarienne, péritonéale, vésicale, intestinale, rectale, et parfois même, dans des formes rarissimes, ombilicale, pulmonaire ou cutanée . Il est également possible de développer de l'endométriose dans le muscle utérin. Dans ce cas, elle est appelée adénomyose en opposition à l'appellation "endométriose", qui est réservée aux localisations externes à l'utérus. La gravité de chaque cas d'endométriose est évaluée par les chirurgiens selon les stades AFS (American Fertility Society).Plus le nombre et la taille des lésions et le nombre d'organes atteints sont élevés, plus le stade est élevé. Ainsi, une endométriose légère est associée généralement aux stades I et II et une endométriose sévère aux stades III et IV. On peut regretter que ce classement ne tienne pas compte d'autres facteurs, parmi lesquels la notion d'obturation des trompes ou la sensibilité au traitement médical contrairement à ce que fait la classification française FOATI (foyers de lésions ovaires, adhérences, trompes, inflammation). Ils peuvent être multiples et liés à la localisation de la maladie, chroniques ou périodiques, ou totalement absents dans les formes asymptomatiques, et leur intensité n'est pas révélatrice de la gravité des lésions. Les plus répandus sont :
Cette liste n'est malheureusement pas exhaustive car l'endométriose peut toucher de nombreux organes et la symptomatique varie en fonction des organes touchés. S'il est assez aisé de soupçonner cette maladie chez une femme souffrant de douleurs pelviennes par l'examen gynécologique, elle est toujours détectée par hasard chez les femmes asymptomatiques, souvent au cours d'examens pour une infertilité inexpliquée. Actuellement seuls le prélèvement de lésions via coelioscopie et leur analyse permettent de diagnostiquer avec certitude l'endométriose. Mais avant d'en arriver là, il faut que le médecin soit alerté par des lésions visibles au spéculum ou des masses ovariennes ou des nodules derrière le col décelées au toucher vaginal. Les autres moyens de diagnostic en cas de suspiçion d'endométriose sont les suivants :
Il n'existe pas aujourd'hui de traitements définitifs de l'endométriose, même si la chirurgie et l'hormonothérapie peuvent endiguer l'évolution de cette maladie durant plusieurs mois ou années selon les cas. Si dans de rares cas d'endométriose à un stade infime, une femme peut vivre sans aucun traitement particulier, la plupart du temps un suivi médical à vie est nécessaire. L'endométriose diminue et disparaît généralement après la ménopause, mais doit tout de même être surveillée surtout quand des traitements hormonaux de substitution sont mis en place à la ménopause. Les traitements "traditionnels" sont les suivants :
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