les réponses du Ministère des affaires sociales et de la santé aux questions écrites des parlementaires sur l’endométriose

Pour mémoire, depuis 2011 et suite à une action d’envergure auprès des députés et sénateurs, plus de 50 questions écrites ont été formulées concernant l’endométriose.

En 2013, EndoFrance présentait, au ministère des Affaires Sociales et de la Santé, un projet de création de structures médicales pluridisciplinaires dédiées à l’endométriose. Parallèlement, notre association menait une action de sensibilisation auprès des parlementaires afin d’obtenir leur soutien.

Voici le texte de la réponse apportée par le ministère aux 10 dernières Questions Écrites sur l’endométriose (entre mars et mai 2015, à l’occasion de la parution des amendements liés au projet de texte de loi de Santé publique). Après la création d’une première structure en Haute-Normandie, le ministère a donné un avis favorable à la création d’un second établissement en région PACA. EndoFrance suit avec attention ces dossiers afin de s’assurer de leur avancée et de leur bon fonctionnement.

A noter que le travail d’EndoFrance est cité dans la réponse ministérielle.

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L’endométriose est une maladie chronique, hormono-dépendante, qui concerne environ 10 % des femmes et provoque douleurs et risque d’infertilité. Malgré ses répercussions, cette pathologie gynécologique peut être sous-estimée ou mal connue de certains praticiens. L’information des professionnels est donc cruciale pour diagnostiquer une endométriose et pour orienter la femme vers un spécialiste ou une équipe pluridisciplinaire compétente devant certains signes évocateurs de cette pathologie. Sa prise en charge a fait l’objet de recommandations professionnelles de la part des gynécologues obstétriciens qui ont constitué un réseau de référents en la matière. Ce réseau est soutenu et répertorié par une association de patientes (www. endofrance. org). Afin d’améliorer la prise en charge des femmes qui sont concernées par une endométriose, une structure spécialisée pluridisciplinaire a été mise en place au centre hospitalier universitaire de Rouen en lien avec l’agence régionale de santé (ARS) de Haute-Normandie. Un second projet expérimental est préparé sous l’égide de l’ARS de Provence-Alpes-Côte d’Azur et a reçu un avis favorable du ministère chargé de la santé. Cette expérimentation fera l’objet d’une évaluation au cours de l’année 2016. Les divers échanges avec les services du ministère chargé de la santé, la mise en place de deux expérimentations locales et la perspective d’une labellisation par la Haute autorité de santé (HAS) de recommandations de bonnes pratiques émanant d’une société savante constituent des préliminaires indispensables à la définition d’un cahier des charges national qui permettra d’améliorer les prises en charge des patientes concernées par cette maladie chronique.