Communiqué de la Ministre sur la prise en charge de l’endométriose

ENDOMÉTRIOSE / AMÉLIORER LE DIAGNOSTIC ET LA PRISE EN CHARGE

L’endométriose touche entre 6 et 10% des femmes en âge de procréer. Les symptômes de cette maladie gynécologique n’étant pas spécifiques, le diagnostic se fait avec plusieurs années de retard. L’absence de reconnaissance de la souffrance constitue une difficulté supplémentaire pour les femmes atteintes d’endométriose. L’endométriose peut conduire, dans les cas les plus graves, à l’infertilité. Une fois la maladie diagnostiquée, les consultations et bilans sont nombreux et les formes graves peuvent avoir un retentissement important sur la qualité de vie (arrêts de travail, hospitalisations). C’est pourquoi le ministère de la Santé et des Affaires sociales soutient la campagne nationale d’information du collectif Agir contre l’endométriose, lancée en mars 2016.

 Des expérimentations pour élaborer un nouveau modèle de prise en charge / 2016 et 2017

 Afin d’améliorer la prise en charge des femmes, deux expériences régionales (Normandie et PACA) sont en cours. En Normandie, le CHU de Rouen travaille à la mise en place d’un centre de référence régional. En Provence-Alpes-Côte-D’azur, l’expérimentation porte sur l’identification des professionnels régionaux compétents, un fonctionnement en réseau et la mise en commun d’outils, sans constitution d’une structure dédiée.

Par ailleurs, cinq programmes hospitaliers de recherche clinique sont en cours (Rouen, Angers, La Réunion, Lille et AP-HP). Ils portent sur des objectifs variés : évaluation d’une méthode diagnostique non invasive, évaluation des méthodes de prise en charge (médicaments ou chirurgie), évaluation de la prévalence de l’endométriose en population générale dans une région.

Enfin, sur demande de Marisol Touraine, la Haute Autorité de Santé (HAS) actualise les recommandations de bonne pratique professionnelle relatives au diagnostic et à la prise en charge de l’endométriose. Ses travaux sont attendus pour la mi-2017.

L’ensemble de ces recherches et expérimentations en cours, ainsi que les futures recommandations de la HAS, permettront, courant 2017, de construire une nouveau modèle de prise en charge des femmes atteintes d’endométriose. Ce modèle sera construit avec les professionnels de santé et les associations de patientes.